Sans temps ni sens, poème écrit dans la peau de Maius

Déjà si longtemps
Trop longtemps
Depuis ton dernier sourire

Je cherche les mots
Un style, une allégorie, la moindre originalité pour lui rendre hommage
Mais c’est vain…

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« L’horloge sonne », version 2

L’horloge sonne.

Mes doigts immaculés de sang me demandent de l’arrêter, d’en finir, mais ma femme demeure aussi belle que lors de notre première rencontre. Cette réalité me rassure, je m’y accroche ; je lui demande une dernière danse chaque fois que la vie m’accorde un nouveau jour.

Elle me répond qu’elle ne peut plus danser, triste, sévère, comme si je devais me souvenir de ses jambes handicapées.

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Mois d'octobre spécial Supermoi !

La majorité des articles du mois d’octobre seront consacrés à Supermoi vs le Maire ! Pourquoi ? Parce que j’aime définitivement un peu trop le yogourt glacé. Voilà tout. Il n’y a rien d’autre à ajouter. Fin de l’article d’aujourd’hui…

FAUX !

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Trois fois

Trois fois.

Seulement trois.

Peut-être deux…

À part moi, qui se souvient du nombre exact de fois où il a pu bien se mouvoir dans la salle de bains, la lumière grassement allumée ? À part moi, qui restait toujours dans les ténèbres pour ne jamais se croiser dans un miroir ou pire, être vu ? Déjà que je devais endurer les néons de l’école et la lampe tamisée des soupers de famille… Je mangeais de plus en plus vite et j’ai rapidement abandonné l’école.

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Adieu travail de nuit, rebonjour la vie !

Voilà, voilà, aujourd’hui demeure historique dans le petit monde de mon imaginaire perturbé : il s’agissait de mon dernier quart de nuit. À partir de maintenant, je recommence à vivre de jour, parmi la majorité des vivants, debout aux heures du Québec et non synchronisé à celles du Japon ! Adieu fatigue extrême, aussi physique que mentale, à dormir souvent quatre heures par « jour », à l’envers du cycle biologique… et du bon sens.

Ces six mois plutôt décalés terminés, je me suis écroulé dans le lit, incapable de bouger, le corps totalement absent, faisant grève après avoir résisté aussi longtemps. Bouger le moindre doigt devenu pénible, je restais là à rêvasser dans un état presque comateux, à moitié conscient d’être encore en vie malgré l’envie de vomir.

Bref, je rêvassais que j’ai passé ma vie à fuir les emplois salariés, entrepreneur et travailleur autonome dans l’âme… et qu’en fait, si j’ai gardé cet emploi aussi longtemps, ce n’était pas seulement pour l’argent !

Même s’il demeurait avant tout assez éprouvant et contraignant, absent en terme de qualité de vie, il y avait de la musique et un isolement presque complet pendant huit heures… parfait pour avoir d’innombrables idées pour des projets et des histoires ! C’est là que j’ai répondu à la majorité de mes questionnements en rapport à la nouvelle version de la série de Folio Mentol, dont certaines étaient en suspens depuis plusieurs années.

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[Poème] L'habitude des gris égocentriques, version 2

Des discussions lentes, balisées,
contrôlées par un être cher.
Un verre, de la boucane, des endroits gris,
dans une ville qui resplendit pourtant de vie.

Inutile de me le répéter,
je sais qu’il n’y a aucun mot à dire,
qu’à moins de déranger les moeurs, les habitudes,
il faut se contenter de suivre.

Les dés lancés depuis longtemps,
leur langage devient mien,
leur sourire une excuse pour me taire.
Je suis le miroir des aveugles.

Je suis Nara, le pantin du vide !

Laissez-moi tout de même rêver d’un chaos soudain,
violent,
sans précédent,
inimaginable !

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[Poème] Tant d'années ont passé

Je regarde derrière-moi
Souris

Toutes ces années
Ces milliers d’années
De doutes, de peurs
De folie

J’ai fait violence à la vie
Aux êtres qui m’étaient chers
À moi-même
J’ai vécu à l’envers de la vérité

À l’envers de moi

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Pratique anglais 8 : extrait de L'horloge sonne

Pour la pratique d’anglais de cette semaine, j’ai choisi de traduire un extrait de L’horloge sonne, une courte nouvelle écrite dans la peau de Malag. J’ai choisi ce texte puisque ce personnage a toujours offert un contraste très riche et surprenant dans la série de Folio Mentol et qu’écrire sur le temps, cette obsession du commun des mortels, m’apaise toujours un peu.

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