[Poème] Comme toi

Le soir, lorsque je tombe
Ils m’habitent
Ils me veulent

Les réflexions s’enclenchent
J’en tremble, j’en pleure
D’autres fois, c’est la haine qui me prend

Me pénètre
Me supplie
M’enivre

Je me défends
Construis des murs, des barrières
Contre mes envies, mes sens à l’envers

Continuer la lecture de « [Poème] Comme toi »

[Poème] P'tit gars

P’tit gars
Ta tête tourne, as-tu perdu le Nord ?
Chaque jour, t’es à terre
Pis tu préfères te taire

Tu m’inquiètes
Avec tes cernes pis ta valise toute faite
Ta mère pleure chaque soir
Comme si t’étais déjà mort

T’avais des rêves, des idéaux
T’avais un monde à sauver
Tu me faisais peur tellement t’était passionné, que t’étais vrai
À 13 ans, tu brillais déjà plus que moé

Continuer la lecture de « [Poème] P'tit gars »

Constance Toupin, la mère d'Enrico (Supermoi)

Lorsque Constance portait Enrico en son ventre, elle fit assailli d’innombrables cauchemars, angoissée à l’idée d’élever son fils dans un monde si enclin aux mensonges et à la cruauté. En fait, son enfance lui ayant laissé des souvenirs difficiles à oublier, comme à pardonner, elle se hanta longtemps en se demandant ce qu’elle ferait si jamais Enrico subissait le même sort qu’elle, s’il était rejeté…

Continuer la lecture de « Constance Toupin, la mère d'Enrico (Supermoi) »

Le plus périlleux des combats, déclinaison absurde !

Comme mentionné hier, je m’amuse présentement à créer plusieurs déclinaisons du même scénario, celui-ci chétivement nommé Le plus périlleux des combats ! Voici la version absurde montrant quelques batailles loufoques d’un guerrier dur à cuir jamais en manque d’idées pour se sortir d’un pétrin ! L’impossible, il ne connait pas, il est ben trop viril et MAGNIFIQUE pour ça !

Un seul combat lui donnera du fil à retordre, un combat bien différent des autres…

Délires, absurdités, hémoglobine et psychologie au rendez-vous !

Continuer la lecture de « Le plus périlleux des combats, déclinaison absurde ! »

Comment…

Comment
Consoler l’enfer
Détrôner la misère, être salutaire ?

Comment
Être fier
De ne plus se sentir seul sur Terre ?

Comment
Accepter l’hiver
Nu derrière des barreaux de fer ?

L’humanité se contredit
Entre la vie et la mort
Elle n’a pas choisi

Continuer la lecture de « Comment… »

"La culpabilité", poème écrit dans la peau de Kane Seigni

Coupable
De ces jours qui passent
Meurtrière
Du manque de sens

Une hache de guerre
Quelques tremblements
Se satisfaire de peu
Prisonnier de sa haine

Continuer la lecture de « "La culpabilité", poème écrit dans la peau de Kane Seigni »

Marzen Chimonanthe, fiche du personnage

Marzen rêve de la vérité. Il sait que les mensonges l’entourent, que ce soit dans son cercle restreint d’amis ou à la racine même des fondements de l’humanité. Kane a oublié qui il a été, Romane ment sur qui elle est, Paolo empeste la mort, Neige ressemble à cet ange déchu qui habite ses intuitions apocalyptiques, Finale resplendit d’une vie nouvelle, Bastien ne sait plus comment vivre et Prune le perturbe un peu trop pour qu’il puisse s’intéresser à ses secrets. Parmi eux, Annesse…

Continuer la lecture de « Marzen Chimonanthe, fiche du personnage »

"Un petit je t'aime perdu dans un apocalypse naissant", par Folio Mentol

Seul
Sur mon petit trône de bois
Dans les décombres humains
Je souris, dément, j’ai réussi

Je tremble un peu
L’estomac noué
Mon énergie demeure froide
Ma respiration superficielle

Je pense à cet amour
À toi dans mes bras
Au dégât du temps
À la dérision du moment

Mes mains tachées de vent
Quelques gouttes touchent le sol
Alimentent cette graine de la folie
Ne me rendant fidèle qu’à la mélancolie

L’incohérence humaine
Entre les mains de l’inconditionnel
Une solitude lasse
Qui s’endort dans l’imaginaire

Parmi les décombres
Un fou te pleure
T’imagine dans ses bras
Te souris, tendrement

Folio Mentol

Dominic Fortin-Charland
9 mai 2010

L'extraterrestre

Depuis que je me suis écrasé, j’essaie de comprendre. J’essaie vraiment.

Les humains, ils prennent leur amour et l’enferment dans une petite boîte, dans une petite bulle fragile, certains le compressant même jusqu’à ce qu’il disparaisse.

Les humains, ils s’inventent des règles, puis se font de la peine en les brisant. Ils se détestent chaque fois qu’un pied ou une main dépasse de la boîte, pour des histoires de termes, et moi, parmi eux, je ne sais dire que « je t’aime ».

– Je t’aime.
– Comment ?
– Je t’aime, tout simplement.
– Pourquoi ?
– Je t’aime, tout simplement.
– Ah… tu me prêtes cinq dollars ?
– Cinq quoi ?

Les humains, quand ils cessent d’essayer de définir l’amour, ils angoissent pour des métaux.

Ils parlent toujours de métaux, ils deviennent fous pour des métaux et des billets qui tachent les doigts. Ils capitalisent tout. Ils vivent pour ce qu’ils appellent « l’argent », pour servir des multinationales et des gouvernements. Ils semblent déterminés à servir leurs rois. Ils sont dociles, ils choisissent presque toujours d’enrichir les plus grands en achetant les produits les plus sournois. L’argent semble avoir surpassé leurs lois, et tout le reste.

Les humains, ils toussent souvent.

Lorsque je suis arrivé, tout nu, perdu, ils m’ont donné une carte de crédit, puis m’ont obligé à m’habiller. À présent, si j’ai bien compris, je leur appartiens. En m’endettant, ils ont fait de moi l’un des leurs. Mais j’ai dû mal comprendre, ça n’a juste aucun sens. Ils me regardent de haut, me parlent d’impôt à payer, me demandent si j’ai été vacciné, si j’ai de l’argent caché…

Les humains, ils cherchent.

Ils cherchent un moyen de s’enrichir avec moi même si je n’ai plus rien. J’habite dans la rue, j’ai quitté les miens et je n’ai plus aucun bien. Ils cherchent quand même. Ils vont chercher longtemps.

Leur société semble si lointaine de ce qui se passe dans ma tête.

Je crie au secours en espérant une réponse des miens ! Je me suis perdu, venez me chercher ! S’ils ne me trouvent pas d’utilité, s’ils ne trouvent pas un moyen de capitaliser, ils vont juste me laisser crever…

Venez vite, j’en ai trouvé d’autres comme moi, y’ont faim, y’ont soif… pis l’hiver arrive trop vite.

Signé Nonoco, un extraterrestre parmi tant d’autres

Dominic Fortin-Charland
15 novembre 2011