Masha (l'Orange Étrange) et l'école !

Voici une nouvelle version (la quatrième) de l’introduction du roman Être différente et vivre, un texte écrit dans la peau de Masha (alias l’Orange Étrange) ! Elle y donne ses impressions sur l’école secondaire d’une manière franche… et colorée ! Comme moi, elle a regardé la remise des diplomes de ses amis en restant sur le banc de touche… tout en s’inquiétant pour l’avenir de chacun… y compris du sien. À l’école, avons-nous appris à « conserver notre saveur » ?

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Mo-Mo le géant extrait numéro 2

MO-MO

La fille que j’aime m’a dit que j’étais laid…

FOLIO

Mais tu es laid Mo-Mo !

Mo-Mo recommence à pleurer de plus belle, ses larmes de géant coulant à flot.

FOLIO

Fils, pourquoi être laid pour ces humains ne serait pas pour nous une qualité ?

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L'épuisement sociétaire, version 2

En mal de la société, ridiculisés, fatigués, nous ne pouvons plus croire en ceux qui détiennent le mandat de nous protéger, ni en nous-mêmes. Pourtant, bien des gens se sont battus pour l’avenir, nos droits, notre liberté, au nom de la justice et du bon sens ! L’évolution nous a rendus aigris, mais dociles, politiquement correct quand ironiquement, la politique n’a plus rien de « correct » depuis longtemps.

À présent, au lieu de rester droits, fiers de nos valeurs, de notre intégrité, nous nous maudissons à coup de bonnes manières, de cachoteries, d’éphémères. Oui, certains braves au milieu des lobotomisés guerroyassent toujours, mais le gouvernement s’amuse à les taire au nom de ceux qui restent assis, vomissant que la majorité du peuple demeure en accord avec leur politique, leur corruption.

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L'épuisement sociétaire, version 1

En mal de la société, ridiculisés, fatigués, nous ne pouvons plus croire en ceux et celles qui détiennent le mandat de nous protéger, ni en nous-mêmes. Pourtant, bien des gens se sont battus pour l’avenir, nos droits, notre liberté, au nom de la justice et du bon sens ! L’évolution nous a rendus lâches, polis, dociles, politiquement correct quand la politique n’a plus rien de « correct » depuis trop longtemps.

À présent, au lieu de rester droits, fiers de nos valeurs, de notre intégrité, nous nous maudissons à coup de bonnes manières, de cachoteries, d’éphémères. Oui, certains braves au milieu des lobotomisés guerroyassent toujours, mais le gouvernement s’amuse à les taire au nom de ceux qui restent assis, vomissant que la majorité du peuple demeure en accord avec leur politique, leur corruption.

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Une éternelle nuit blanche rêve d'une belle de jour

Une centième nuit blanche à jouer le jeu d’une errance contre nature pour le salaire minimum d’un commis censitaire des besoins du profit. J’aimerais croire que cette manière de vivre se veut aussi humaine que marcher de jour, en même temps que le reste de la société, mais je m’interroge.

Je faiblis…

Mon sommeil a cessé de rêver, mes pas également. Plus les jours… pardon, plus les nuits passent, plus malgré la fatigue exubérante, je dors très mal lorsqu’il le faut et bien à n’importe quel autre moment. Plus nuits constatent mon éveil, plus elles s’immiscent dans mon cerveau, le rendant plus aigris, plus las, moins patient, comme si la fatigue mentale, de pair avec le corps, me boudait, tout simplement.

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Cher capitaliste

Poème écrit en une dizaine de minutes avant d’aller dormir, dans la peau de Popo Marius.

Cher capitaliste
L’argent
Tu en demandes plus
Ça t’excite

Tu te soucis peu de l’humanité
Tu préfères compter
Exploiter les uns
Surexploiter les autres

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Piétiné

Poème écrit dans la peau de Gusto, aujourd’hui, le 7 mai 2012.

Perdu
Incapable de faire partie de ce monde
Incapable de le quitter

La tête brisée par les années
Une douleur sourde, récurrente
Qu’une envie de dormir indomptée

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Ambre Calycantha, fiche du personnage

Ambre aimerait pouvoir rêver comme toutes ces filles que la société décide belles selon des critères plus absurdes les un que les autres (mais implémentées dans nos cerveaux docilement conditionnés). La « beauté », primordiale pour survivre au monde d’aujourd’hui ? La culture de masse chérit les beaux, maudit les autres et oublie tout sens de la relativité et de la véritable beauté ?

Absolument !

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"Un champ de fleurs", par Dami

Encore obéir
Se tordre
S’extirper
S’humilier

Guérir un manque d’existence
Avec un peu plus d’absence
Tenter de trouver son sens
Tout en le connaissant déjà

Un savoir inondé par l’insistance de la société
Par les mois, par les autres
Vivre comme un petit chien
Mourir comme un petit rien

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"Exergue", par Honeive

Je me tue
Exergue
Quarante heures et des misères
Un suicide lent, protocolaire

Je marche, cours, panique
Dix trajets, aller et revenir
Vingt heures et des poussières
Pour un travail précaire

Devenir un automate malade
Se soigner durant les temps libres
Adsorber, masser, crier, s’effondrer
Un restant d’heures éphémère

Une centaine d’heures par semaine
À tourner autour d’une vie
Des responsabilités prioritaires
Au travers des coûts en hausse, de la pauvreté majoritaire

Répéter le cycle des années durant
Une partie du salaire au gouvernement
Une autre à je ne sais quels inconnus cravatés, maîtres des programmes inachevés
Travailler pour quelques riens, pour demain

Qui n’arrivera peut-être jamais

Puis…

Ma femme enceinte de triplets
Un choc
Constater que le temps m’empêchera d’être père
Du moins, de la manière que j’aurais espéré

Neuf mois pour réapprendre à rêver
Pour trouver le remède à cette maladie du salarié
Pour jouer avec mes enfants
Pour vivre sans exergue, loin de l’argent et ses maladroites chimères

Je me bats
Je cherche
Quarante heures à jouer le censitaire
Un suicide lent, temporaire

Honeive

Dominic Fortin-Charland
3 mars 2012