Supermoi vs le Maire : suite du chapitre 4 (version alpha)

– C’est vraiment ça votre dessin animé préféré ? demanda Constance, franchement troublée.
– Fiston, je déclare cette soirée désormais interdite aux bonnes femmes ! répliqua Adame, amusé.
– Aux bonnes femmes ? Je vais t’en faire moi, une bonne femme !

Son restant de verre d’eau termina « malencontreusement » ses jours sur l’entrejambe d’Adame ! « Oups ! » esquissa-t-elle, l’air innocent. Enrico s’esclaffa à son tour, grand admirateur des blagues de sa mère.

– Papa a fait pipi dans son pantalon !

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[Poème] Tant d'années ont passé

Je regarde derrière-moi
Souris

Toutes ces années
Ces milliers d’années
De doutes, de peurs
De folie

J’ai fait violence à la vie
Aux êtres qui m’étaient chers
À moi-même
J’ai vécu à l’envers de la vérité

À l’envers de moi

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Sans réponse

Attendre
Sa vie entre les mains du temps
D’autrui
D’une paperasse sans logique

Vos formulaires, vos demandes, vos cases, vos questions
Que des leurres
Le rire d’un système inhumain
D’un système d’exclusion

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"Un instant contemplatif", par Xen

Un instant contemplatif

Avant que l’horloge sonne, que la chaise rugisse
Quelques petites notes sur des efforts inachevés
Un sourire, une larme, un passé imprécis, dubitatif
Un regard sur ce qui aurait pu exister

Le crayon caressant le papier, gourmand
Imaginatif
Dans sa tête, des silhouettes toujours présentes
Dans les faits, un être seul devant le néant

Inventer de nouvelles intrigues, un nouveau départ
Des géants contre les vents
Aucun malheur
Une liberté partagée, l’horreur pardonnée

Préserver leurs rires, leur chaleur
Les immortaliser de quelques traits
Offrir à ses enfants son dernier beau et doux récit
Rêver de leur lire, de les voir grandir

Entre quatre murs, un instant contemplatif
D’un condamné à mort silencieux, nostalgique

Xen

Dominic Fortin-Charland
7 mars 2012

"Légèreté", par Dami

Elle m’apprend la vérité. Je comprends que je ne vivrai plus à travers elle, plus jamais. Je devrais pleurer, je devrais crier, mais non, je souris. Une légèreté soudaine me rend visite ; une légèreté proche de la folie, je suppose. Elle ne comprend pas, tente de me retenir, pleure et crie à ma place. Je ne suis plus rien, elle n’est plus rien, le monde n’existe plus, tout flotte à la dérive, sans but, en silence.

Je ne ressens plus leur amour, tout ne devient qu’euphorie, qu’incohérence, plus rien ne me semble utile et plus aucune culpabilité ne m’habite. La mort ne m’effraie plus, ni la vie. Je pourrais tout accomplir, tout détruire sans même le ressentir. Je souris, tout simplement, grâce à cette sorte de dérision, ayant atteint la limite de l’espoir. Croire ne m’effleure plus l’esprit, à présent, plus rien n’a d’importance.

Je décide de profiter de ce moment pour mourir, pour partir et en finir.

Elle tente de me retenir, elle ne me reconnait plus. Malgré leur douceur, mes mots ne l’ont jamais autant heurté. Je ne dis rien contre elle, je ne parle que de la vie en général, de cette farce d’y participer. Je mentionne ce vide, ces sentiments vains et oubliés, ces liens de passage et les autres qui blessent. Je me censure ici. À cet instant, mes mots transpirent l’enfer et l’acte suivra sous peu, prêt à tout pour rire.

Mes mots sont de plus en plus violents, de plus en plus fous.

Elle m’embrasse.

Je reviens sur terre, à moitié… elle m’a sauvé.

Un an plus tard, je souris de nouveau, presque de la même façon, prêt à te rencontrer, Folio Mentol.

Dami

Dominic Fortin-Charland
17 mai 2011

Le bicycle est vert

Le bicycle est vert, il est l’hiver
Le monde à l’envers
Là-bas, le géant avale de travers
Excite les petits pervers

Le revers

Les saisons s’isolent, complotent
Les démons s’habillent et sortent
Elle ne m’aime plus, c’était voulu
Tout ce qui reste a été vendu

L’absolu du monde demeure vain
Quand de ce lien il n’y a plus rien
Mais d’un sourire de vent serein
Je… le bicycle refait son chemin

Il est vert et mort d’un rire épistolaire
Mais là n’est pas le sujet principal
Puisque le géant n’est pas si grand
À travers une vitre de mon sang

Denden

Dominic Fortin-Charland
12 octobre 2009

En toi

Et rire
Souffrir
Mourir
Périr
Pourrir

Et rire un soir
De notre destinée
Un peu compliquée
Entre amies fatiguées

Et t’embrasser
Comme si le monde avait arrêté de tourner en rond
Et rêver
Rêver

Comme si de rien était
Prête à refaire le monde
Désespérée
Mais confiante, brave, mes doigts délicats entre tes cuisses

Enfin
Un peu de vrai
Dans ce monde virtuel
Où les gens ne savent plus savourer l’essentiel

Un soir en toi, mon amie
Pour survivre à une éternité d’oublis

Saravi Vanque

Dominic Fortin-Charland
11 octobre 2009 et 16 février 2012