Masha (l'Orange Étrange) et l'école !

Voici une nouvelle version (la quatrième) de l’introduction du roman Être différente et vivre, un texte écrit dans la peau de Masha (alias l’Orange Étrange) ! Elle y donne ses impressions sur l’école secondaire d’une manière franche… et colorée ! Comme moi, elle a regardé la remise des diplomes de ses amis en restant sur le banc de touche… tout en s’inquiétant pour l’avenir de chacun… y compris du sien. À l’école, avons-nous appris à « conserver notre saveur » ?

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Mariska Dimanche, l'institutrice d'Enrico (Supermoi)

Éternelle lunatique, la plupart du temps distante et ennuyée, Mariska Dimanche ne possède plus cette douce et belle passion pour l’enseignement, et ce, depuis fort longtemps. Elle continue tout de même d’enseigner de manière presque mécanique, habituelle, n’ayant pas changé son plan de cours une seule fois depuis son entrée en fonction voilà sept ans.

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Adame Toupin, le père d'Enrico (Supermoi)

Le jour où Constance, sa femme, lui annonça qu’il allait être papa, Adame Toupin se prit en main. Voulant assumer les responsabilités de père de famille, il quitta une partie de ses rêves et trouva un travail de vendeur d’espaces publicitaires au sein d’une grande entreprise dans laquelle a jadis travaillé son père, Dotovipe. L’artiste laissa tomber sa jeune carrière, ses chansons et ses poèmes, cherchant une certaine stabilité.

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Ces étoiles, loin d'ici

Poème écrit dans la peau de Sonata Amme, aujourd’hui, le 19 mai 2012.

Les étoiles dorment
Loin de moi
Loin d’ici
Maladroitement, péniblement

Les étoiles dorment
En moi
En chacun de nous
Maladroitement, péniblement

Leurs cauchemars me rendent folle
Cette souffrance, cette violence
Ce sommeil que nous avons obligé
Ces humanités jetées dans l’espace…

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Kane, fiche du personnage

Kane Seigni rêve de devenir quelqu’un d’autre, de ne plus être cette catastrophe ambulante qui désespère tout le monde, lui y compris. Il rêve d’alimenter les rires, l’espoir, et non les rictus de dégoût ou les soupirs de découragement. Parfois, Kane s’imagine même pourvu d’un nez de clown, amusant les enfants malades et peut-être même ses amis… ou sa seule famille, sa tante Julianne. Kane Seigni a d’innombrables rêves, vivant dans le futur, reportant sa vie au jour où il ne sera plus « passé date ».

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"Ton démon qui t'attend", par Folio Mentol

J’aime dormir. J’espère que les cauchemars ne cesseront jamais parce que chaque fois qu’ils atteignent leur paroxysme, tu apparais, souriante, belle, pour me calmer et m’embrasser. Chaque fois, tu prends soin de moi. Chaque fois, tu me sauves, tu apparais lorsque le cauchemar me dévore.

Chaque fois, je me réveille et tu n’es plus là.

Je retourne dans cette vie, sans toi, en attendant de pouvoir à nouveau dormir… encore et encore, jour après jour. Je te l’avoue, je deviens fou de t’attendre dans cette « vraie vie ». Je pense créer l’apocalypse juste parce qu’ainsi, tu me rejoindras comme dans ces cauchemars et tu m’embrasseras pour vrai. Tu me calmeras et nous sauverons le monde de ma propre impatience. Je t’aime mon ange, je t’aime…

Je t’aime peut-être un peu trop…

Ton démon qui t’attend,
Folio Mentol

Dominic Fortin-Charland
9 février 2012

"Dictez-moi une vérité", par Malag

De quelle vérité dois-je parler ?
Dictez-moi votre choix
Je vous énumérerai ses limites
Puis vous demanderez le contraire

Si vous ne le trouvez pas
Vous échouez, tout simplement
La force d’une vérité se mesure à sa relativité
À la puissance de ses idées

Un être ouvert et vrai saisit
Pendant qu’un autre devient aigri
Imposant ses limites inventées
Les faisant rois dans votre monde calculé

L’infini des possibles
La recherche de la réalité, des réalités
L’impossible, cette supercherie
Un mal de tête, un cri

Cette société qui veut nous voir petits
Nous le faire croire
Quand dans nos mains déambule l’infini
DE QUELLE VÉRITÉ FAUT-IL PARLER ?

Quelle autre vérité avons-nous oubliée ?

Une autre nuit de folie
Voguer entre plusieurs réalités
Une seconde de chaque identité
Je rêve éveillé, la tête effondrée

Arrêtons. Bien que je pourrais aisément me contredire, à cet instant précis, je n’ai pas de goût pour la poésie ; cette syntaxe m’étourdit en jouant l’élidé au lieu d’affronter son réel désir : un texte brut, informatif, sans compromis esthétique. Je ne demeure peut-être que ce quiproquo, qu’un jeu, que le jouet des possibles, que le pantin de la relativité. Ce mal de tête, cette manière de vivre, devoir incarner une seule entité concrète pour rester concentré sur une seule réalité. Je peux vous dicter tout et son contraire, ou spéculer que seule l’humanité peut sauver l’humanité, mais je peux aussi me tromper…

Je ne suis qu’une thèse, qu’un homme.

Malag

Dominic Fortin-Charland
5 mars 2012

Pourtant

Le froid
Ils me parlent d’impossible
Rarement de possible
Entre eux, ils se croient

D’autres pierres lancées
D’autres allégeances stigmatisées
D’autres pions sans conviction
Venus détruire

Pourtant
Ils dansent quelques fois
Se contredisent
Y pensent, parfois

Mais même lorsque l’homme en mourra
Ils garderont leur fierté
Celle de servir le vide
À perpétuité

D’autres pierres lancées
D’autres possibles tués
Quelques miettes de rien
Qui affament au lieu de vivre

Si seulement ils savaient
Ce qui se cache derrière ce rêve
Plus vrai que leurs présomptions
Moins froid que la réalité

Dami Zan

Dominic Fortin-Charland
7 février 2012