L'épuisement sociétaire, version 2

En mal de la société, ridiculisés, fatigués, nous ne pouvons plus croire en ceux qui détiennent le mandat de nous protéger, ni en nous-mêmes. Pourtant, bien des gens se sont battus pour l’avenir, nos droits, notre liberté, au nom de la justice et du bon sens ! L’évolution nous a rendus aigris, mais dociles, politiquement correct quand ironiquement, la politique n’a plus rien de « correct » depuis longtemps.

À présent, au lieu de rester droits, fiers de nos valeurs, de notre intégrité, nous nous maudissons à coup de bonnes manières, de cachoteries, d’éphémères. Oui, certains braves au milieu des lobotomisés guerroyassent toujours, mais le gouvernement s’amuse à les taire au nom de ceux qui restent assis, vomissant que la majorité du peuple demeure en accord avec leur politique, leur corruption.

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L'épuisement sociétaire, version 1

En mal de la société, ridiculisés, fatigués, nous ne pouvons plus croire en ceux et celles qui détiennent le mandat de nous protéger, ni en nous-mêmes. Pourtant, bien des gens se sont battus pour l’avenir, nos droits, notre liberté, au nom de la justice et du bon sens ! L’évolution nous a rendus lâches, polis, dociles, politiquement correct quand la politique n’a plus rien de « correct » depuis trop longtemps.

À présent, au lieu de rester droits, fiers de nos valeurs, de notre intégrité, nous nous maudissons à coup de bonnes manières, de cachoteries, d’éphémères. Oui, certains braves au milieu des lobotomisés guerroyassent toujours, mais le gouvernement s’amuse à les taire au nom de ceux qui restent assis, vomissant que la majorité du peuple demeure en accord avec leur politique, leur corruption.

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Constance Toupin, la mère d'Enrico (Supermoi)

Lorsque Constance portait Enrico en son ventre, elle fit assailli d’innombrables cauchemars, angoissée à l’idée d’élever son fils dans un monde si enclin aux mensonges et à la cruauté. En fait, son enfance lui ayant laissé des souvenirs difficiles à oublier, comme à pardonner, elle se hanta longtemps en se demandant ce qu’elle ferait si jamais Enrico subissait le même sort qu’elle, s’il était rejeté…

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Se battre, petit texte dans sa version 1

J’aime me battre : fracasser des gueules pour les façonner à mon image ; casser des nez pour qu’ils forment un angle de quatre-vingt-dix degrés ; briser des os ou juste six sept doigts, un par un, parfois pour bien me faire comprendre, d’autres fois par pur emportement ; arracher des faces à coup de bélugas radioactifs ; sentir la peur dans le regard d’un gars plus grand que moi ; collectionner des dents de toutes les nationalités ; fermer la trappe à marde des baratineurs ; donner une raison de plus aux hôpitaux d’exister ; exploser des tibias à coup de cap d’acier ou de pieds nus, histoire de faire durer le plaisir ; fracasser ma tête contre la sienne et demeurer le seul debout ; marteler l’ennemi de coups sans m’arrêter, pris d’une folie démesurée, d’une soif de justice sans précédent, d’une HAINE QUI T’EXPLOSE EN PLEINE GUEULE !

VIENS, VIENS QUE JE T’APPRENNE À VIVRE !

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J'attends quelque chose

Il s’agit d’une improvisation sur le personnage de Denden écrite en vingt minutes avant d’aller dormir ! J’écrirai certainement une deuxième version, mais pour l’instant, voici le résultat brut !

J’attends quelque chose, des petites lumières bleues un tantinet stupides, un tantinet bruyantes ou juste un tantinet quelque chose. Moi aussi des fois j’aimerais avaler des sauces particulières, des mélodrames ou des statues de taule, mais il y a quelqu’un quelque part en train de mourir ou de déjà mort, pour ceux, celles et les autres que le temps intéresse. Qui a-t-il de plus difficile à suivre que le temps ?

J’aurais pu écrire des lumières rouges, vertes, ou jaunes (mais pas grises, j’aime pas le gris, ça pue), mais j’ai écrit bleues parce qu’elles étaient bleues. Faut dire que j’avais mes lunettes spéciales cette journée-là, celle que ma sœur m’avait offerte pour mon anniversaire d’enfant roi ! Des lunettes qui transformaient tout en bleu, absolument tout : le soleil, les cacas de chien sur le trottoir, les vergetures des petites madames presque toutes nues l’été, les cornets de crème glacée aux jujubes et l’éternelle misère dans notre joli quartier abandonné par un monsieur riche aveugle derrière son bureau.

Même le bleu je le transformais en bleu, j’étais le maître du monde !

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"La limace et le chat perdues entre deux mondes", par Denden

Un chat
Entre deux terres et une simple date
Abrite une limace
La protège

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"Une raison d'attendre", par Folio Mentol

Les jours passent
Puis les semaines
Ensuite les mois
Sans toi, sans moi

Un je t’aime désespéré
Entre deux quotidiens
Tendre une main dans le vide
Pour saisir une luciole volatile

Devoir renoncer
Ne pas insister
Pour votre bien
Tuer un amour brûlant

Continuer de vivre
Étourdi
La tête dans les nuages
Protéger nos cages

Éviter les drames et la souffrance
Te laisser t’envoler
Sans histoire, sans lendemain
Pour ne pas salir nos mains

Pourtant, les cauchemars m’importent peu
Ni le sang, ni la vérité
Je n’ai pas peur du chaos
Je veux tacher mes mains, t’aimer

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