Sans temps ni sens, poème écrit dans la peau de Maius

Déjà si longtemps
Trop longtemps
Depuis ton dernier sourire

Je cherche les mots
Un style, une allégorie, la moindre originalité pour lui rendre hommage
Mais c’est vain…

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Brouillon du plan poétique du chapitre 1 du roman de Supermoi !

Deux jours de congé,
À enfin dormir, rêver,
À apprendre la vie, l’amour,
À lire, rattrapant mon retard, incapable de suivre en classe.

Deux jours de congé trop vite consumés, trop vite brisés.

Une nouvelle semaine d’école.
Cinq autres jours d’enfer
À me dire que le monde pue la cruauté,
Que je devrais disparaître.

Qu’Enrico Toupin, huit ans, n’a pas sa place ici-bas,
Qu’il est « différent », humiliant,
Que les rires l’engloutiront,
L’assassineront.

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[Poème] Mais…

Au creux de tes bras
Je me vois humain
Pathétique
Mélancolique

Il s’en suit une musique
Celle d’un mythe que j’enterre
Fuyant ce nouvel ère
Cette cacophonie

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"Dictez-moi une vérité", par Malag

De quelle vérité dois-je parler ?
Dictez-moi votre choix
Je vous énumérerai ses limites
Puis vous demanderez le contraire

Si vous ne le trouvez pas
Vous échouez, tout simplement
La force d’une vérité se mesure à sa relativité
À la puissance de ses idées

Un être ouvert et vrai saisit
Pendant qu’un autre devient aigri
Imposant ses limites inventées
Les faisant rois dans votre monde calculé

L’infini des possibles
La recherche de la réalité, des réalités
L’impossible, cette supercherie
Un mal de tête, un cri

Cette société qui veut nous voir petits
Nous le faire croire
Quand dans nos mains déambule l’infini
DE QUELLE VÉRITÉ FAUT-IL PARLER ?

Quelle autre vérité avons-nous oubliée ?

Une autre nuit de folie
Voguer entre plusieurs réalités
Une seconde de chaque identité
Je rêve éveillé, la tête effondrée

Arrêtons. Bien que je pourrais aisément me contredire, à cet instant précis, je n’ai pas de goût pour la poésie ; cette syntaxe m’étourdit en jouant l’élidé au lieu d’affronter son réel désir : un texte brut, informatif, sans compromis esthétique. Je ne demeure peut-être que ce quiproquo, qu’un jeu, que le jouet des possibles, que le pantin de la relativité. Ce mal de tête, cette manière de vivre, devoir incarner une seule entité concrète pour rester concentré sur une seule réalité. Je peux vous dicter tout et son contraire, ou spéculer que seule l’humanité peut sauver l’humanité, mais je peux aussi me tromper…

Je ne suis qu’une thèse, qu’un homme.

Malag

Dominic Fortin-Charland
5 mars 2012