« L’horloge sonne », version 2

L’horloge sonne.

Mes doigts immaculés de sang me demandent de l’arrêter, d’en finir, mais ma femme demeure aussi belle que lors de notre première rencontre. Cette réalité me rassure, je m’y accroche ; je lui demande une dernière danse chaque fois que la vie m’accorde un nouveau jour.

Elle me répond qu’elle ne peut plus danser, triste, sévère, comme si je devais me souvenir de ses jambes handicapées.

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[Poème] Je te l'interdis !

Tais-toi, je te l’interdis !
Non, je ne me calmerai pas
Il n’y aura pas de compromis, ni de compréhension
Arrête de pleurer, tais-toi et obéis !

Pour qui te prends-tu ?
Un humain, l’un de ces visages masqués, éteints ?
Tu es l’homme que j’aime
Le pourfendeur de vide, l’homme que j’ai choisi 

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[Poème] Frappez-moi, humiliez-moi, brisez-moi !

Par pitié, ne me tuez pas
C’est froid…
Je n’y crois pas
À vos gestes, à ce trépas

Arrêtez
Ce n’est que moi !
Qu’un pacifique
J’ignore les armes, je ne connais que les fruits et les femmes

Je veux planer au-dessus du monde
Aimer ce qui est immonde
Arrêter le mal qui rôde, voyager, faire l’amour
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[Poème] Tant d'années ont passé

Je regarde derrière-moi
Souris

Toutes ces années
Ces milliers d’années
De doutes, de peurs
De folie

J’ai fait violence à la vie
Aux êtres qui m’étaient chers
À moi-même
J’ai vécu à l’envers de la vérité

À l’envers de moi

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[Poème] P'tit gars

P’tit gars
Ta tête tourne, as-tu perdu le Nord ?
Chaque jour, t’es à terre
Pis tu préfères te taire

Tu m’inquiètes
Avec tes cernes pis ta valise toute faite
Ta mère pleure chaque soir
Comme si t’étais déjà mort

T’avais des rêves, des idéaux
T’avais un monde à sauver
Tu me faisais peur tellement t’était passionné, que t’étais vrai
À 13 ans, tu brillais déjà plus que moé

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Un sourire, un soupir

Merci.

Merci pour ta présence inconditionnelle.

Malgré mes obsessions, mes peurs, mes chimères, malgré nos différences, tu restes là. Je ne connais pas la normalité et l’amour m’effraie, mais tu m’acceptes, sans contrat, sans espérance. Tu m’aimes et c’est tout… c’est beau, simple…

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L'épuisement sociétaire, version 2

En mal de la société, ridiculisés, fatigués, nous ne pouvons plus croire en ceux qui détiennent le mandat de nous protéger, ni en nous-mêmes. Pourtant, bien des gens se sont battus pour l’avenir, nos droits, notre liberté, au nom de la justice et du bon sens ! L’évolution nous a rendus aigris, mais dociles, politiquement correct quand ironiquement, la politique n’a plus rien de « correct » depuis longtemps.

À présent, au lieu de rester droits, fiers de nos valeurs, de notre intégrité, nous nous maudissons à coup de bonnes manières, de cachoteries, d’éphémères. Oui, certains braves au milieu des lobotomisés guerroyassent toujours, mais le gouvernement s’amuse à les taire au nom de ceux qui restent assis, vomissant que la majorité du peuple demeure en accord avec leur politique, leur corruption.

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Un bras

« Demande,
Tu recevras »

Censitaire
Tu agis contre toi-même, attendant un changement
Un miracle
Ne bousculant jamais la fatalité de ton propre gré

Cette vie t’a rendu malade
Tu te plains, tu ingurgites des tonnes de médicaments
Puis, tu t’écroules, rêvant de rester dans ton lit
D’ailleurs

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L'épuisement sociétaire, version 1

En mal de la société, ridiculisés, fatigués, nous ne pouvons plus croire en ceux et celles qui détiennent le mandat de nous protéger, ni en nous-mêmes. Pourtant, bien des gens se sont battus pour l’avenir, nos droits, notre liberté, au nom de la justice et du bon sens ! L’évolution nous a rendus lâches, polis, dociles, politiquement correct quand la politique n’a plus rien de « correct » depuis trop longtemps.

À présent, au lieu de rester droits, fiers de nos valeurs, de notre intégrité, nous nous maudissons à coup de bonnes manières, de cachoteries, d’éphémères. Oui, certains braves au milieu des lobotomisés guerroyassent toujours, mais le gouvernement s’amuse à les taire au nom de ceux qui restent assis, vomissant que la majorité du peuple demeure en accord avec leur politique, leur corruption.

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Le conte du nécromancien, version bêta !

Vous ne rêvez pas, j’ai bel et bien changé le nom du conte « de l’enfant qui aimait un peu trop son chien » par le conte « du nécromancien » ! Je ne suis pas encore certain de garder ce deuxième choix de titre puisqu’il en révèle peut-être un peu trop sur l’intrigue (sans pour autant gâcher la surprise finale, amenant même sur une fausse piste).

Quoiqu’il en soit, voici le passé de Carnaxe, pour qui le deuil était inconcevable, et celui d’Evka, pour qui la mort n’était qu’une autre des douces couleurs de la vie !

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