Aperçu brouillon du prologue de Supermoi vs le Maire !

Il était une fois un enfant comme vous et moi, incapable de s’endormir, inquiet pour le sort du monde, blotti contre son ours en peluche. Des tonnes d’images lui trottaient en tête : tous les jours de nouveaux drames, de nouvelles apocalypses annoncées à la télé… tous les jours de nouveaux cauchemars.

La troisième guerre mondiale, le nucléaire, la couche d’ozone, les abeilles tueuses, les théories de fin du monde de presque toutes les religions… et cet Edmond Dugranger qui lui taxait sans cesse son déjeuner.

En vérité, pas besoin d’écouter les nouvelles pour avoir peur !

Enrico Toupin, notre futur héros, la connaissait bien la violence : il allait à l’école. Ça peut paraître anodin écrit de cette façon, mais certaines écoles échappaient et échappent toujours à toutes lois avec leur cour extérieure transformée en terrain de luttes et leur armée de brutes incomprises en colère.

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La démocratie selon Folio Mentol

Je ne suis pas un enfant de la télévision, ni qu’un quelconque monde virtuel. J’ai grandi les deux pieds ancrés dans la réalité à regarder les autres et à essayer de comprendre leur malheur… et leur cruauté. Je suis l’enfant d’une humanité qui s’étoufferait elle-même tellement la honte la submerge de si peu s’écouter, d’être si souvent contrainte de faire des compromis qui défit la logique du bon sens.

Je suis l’enfant d’un monde de mensonges et le plus vif de ceux-ci est la démocratie.

L’équation est simple, pour soumettre un peuple à l’esclavage, et j’exagère à peine, il suffit de lui donner l’illusion du choix. Étendez sur la table des mets avariés et demandez à vos hôtes de choisir, ils mangeront « les moins pires », et ce, même si le plus sublime des repas se trouve dans le réfrigérateur : soit vous n’en aurez pas parlé, soit vous les aurez convaincus, à tort, que celui-ci est poison.

C’est exactement ce que le gouvernement actuel fait.

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L'épuisement sociétaire, version 3

En marge de la société, ridiculisés, fatigués, nous ne pouvons plus croire en ceux qui détiennent le mandat de nous protéger, ni en nous-mêmes. Pourtant, bien des gens se sont battus pour l’avenir, nos droits, notre liberté, au nom de la justice et du bon sens ! L’évolution nous a rendus aigris, mais dociles, politiquement correct quand ironiquement, la politique n’a plus rien de « correct » depuis longtemps.

À présent, au lieu de rester droits, fiers de nos valeurs, de notre intégrité, nous nous maudissons à coup de bonnes manières, de cachoteries, d’éphémères. Oui, certains braves au milieu des lobotomisés guerroyassent toujours, mais le gouvernement s’amuse à les taire au nom de ceux qui restent assis, vomissant que la majorité du peuple demeure en accord avec leur politique, leur machination.

Oh piètre gouvernement qui se sert des vaincus, des conquis, pour diaboliser les seuls héros qui nous restent, c’est à ton tour de te taire et d’écouter ! Tu nous as volontairement endettés pour mieux nous contrôler, pour mieux t’enrichir… tu as même fait la guerre en ce sens. Pas une guerre pacifique comme la nôtre, une guerre où les gens se sacrifient pour des têtes brûlées de conquérants en quête de profit !

Tu continueras ton manège temps et aussi longtemps que la majorité de « ton » peuple de brebis fraichement tondues ne l’aura pas compris. Tu pilleras et tueras encore et encore, et pas seulement en créant des guerres au nom de la religion ou du saint pétrole… tu nous laisseras aussi mourir de froid dans la rue… et personne ne bougera parce que tu nous stigmatiseras, nous traitant comme des rats…

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Extrait 2 de l'épisode 8 de D.U.A.M.

JESOM
(tendu, en avançant d’un pas vers Rabi)
Tu as conscience que si tu continues, je vais devoir t’arrêter ?

RABI
(lui souriant toujours)
Je savais bien que toi aussi, tu m’abandonnerais.

JESOM
Rabi, arrête…

RABI
Tout le monde devra bientôt choisir son camp, même toi Jesom.

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Extrait 2 de l’épisode 4 de D.U.A.M.

Dami entre dans la chambre de Nara en passant par la fenêtre.

NARA
Qu’est-ce tu fiches ?

DAMI
Je viens voler deux trois de tes sous-vêtements, essentiellement celui avec le petit panda mauve !

NARA
Tu m’abandonnes et tu reviens sans prévenir ? Tu te prends pour qui, mon père ?

DAMI
Je n’ai pas eu le choix…

NARA
Si, tu l’avais et tu as tout gâché ! Si tu veux partir, pars et ne reviens jamais…

Elle lui tourne le dos, tentant de taire sa colère.

DAMI
S’il te plait Nara, ne fais pas l’enfant…

NARA
(se retournant à nouveau vers lui)
L’enfant ? Moi, c’est toi qui passe son temps à jouer et c’est moi qui fais l’enfant ?

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L'épuisement sociétaire, version 2

En mal de la société, ridiculisés, fatigués, nous ne pouvons plus croire en ceux qui détiennent le mandat de nous protéger, ni en nous-mêmes. Pourtant, bien des gens se sont battus pour l’avenir, nos droits, notre liberté, au nom de la justice et du bon sens ! L’évolution nous a rendus aigris, mais dociles, politiquement correct quand ironiquement, la politique n’a plus rien de « correct » depuis longtemps.

À présent, au lieu de rester droits, fiers de nos valeurs, de notre intégrité, nous nous maudissons à coup de bonnes manières, de cachoteries, d’éphémères. Oui, certains braves au milieu des lobotomisés guerroyassent toujours, mais le gouvernement s’amuse à les taire au nom de ceux qui restent assis, vomissant que la majorité du peuple demeure en accord avec leur politique, leur corruption.

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Sans réponse

Attendre
Sa vie entre les mains du temps
D’autrui
D’une paperasse sans logique

Vos formulaires, vos demandes, vos cases, vos questions
Que des leurres
Le rire d’un système inhumain
D’un système d’exclusion

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L'épuisement sociétaire, version 1

En mal de la société, ridiculisés, fatigués, nous ne pouvons plus croire en ceux et celles qui détiennent le mandat de nous protéger, ni en nous-mêmes. Pourtant, bien des gens se sont battus pour l’avenir, nos droits, notre liberté, au nom de la justice et du bon sens ! L’évolution nous a rendus lâches, polis, dociles, politiquement correct quand la politique n’a plus rien de « correct » depuis trop longtemps.

À présent, au lieu de rester droits, fiers de nos valeurs, de notre intégrité, nous nous maudissons à coup de bonnes manières, de cachoteries, d’éphémères. Oui, certains braves au milieu des lobotomisés guerroyassent toujours, mais le gouvernement s’amuse à les taire au nom de ceux qui restent assis, vomissant que la majorité du peuple demeure en accord avec leur politique, leur corruption.

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Lawrence Lawton, l'Homme-Télé

Lawrence Lawton, neuf ans, parle toujours des émissions qu’il a vu la veille à la télévision. Il est complètement fasciné par cette petite boîte, par ses célébrités, ses aventures et surtout, ses nouvelles. L’enfant croit tout ce qu’elle dit et partage chaque information comme telle, sans se poser de questions, lui faisant confiance à cent pour cent. Selon lui, si un professionnel de l’information dit quelque chose, c’est que ça ne peut qu’être vrai !

Lawrence rêve d’en faire lui aussi, de la télé, autant de la fiction que du documentaire.

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12 premières pages de l'épisode 4 de D.U.A.M.

Comme à mon habitude, tant qu’à ressortir (avec joie) l’un de mes vieux textes du placard, je m’amuse à y ajouter quelques scènes (je ne peux pas m’en empêcher, sans cesse envahi de nouvelles idées) ! En voici une qui fut plus longue que prévu, durant environ 12 pages !

Je propose aujourd’hui son premier jet, la version alpha, c’est-à-dire qu’il se peut que je la modifie encore énormément ! Je m’interroge surtout sur la fin, donc ne faites pas le saut lors de la lecture de l’épisode complet, plusieurs changements risquent d’avoir été opérés !

Cette scène (ou plutôt, ces deux scènes qui, en quelque sorte, n’en forment qu’une), en lien avec la journée mondiale contre l’homophobie, raconte le passé de Take et Rabi en tant que couple d’activistes qui militent pour contrecarrer les nouvelles lois homophobes du gouvernement d’Omaco ! Quatre personnages (bien connus de l’univers de Folio Mentol) y font également leur première apparition dans D.U.A.M., Scios, Benjamin, Mane et Jesom !

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