[Poème] Tes soupires

Fataliste
Tu dis que les jours se succèdent
Critique, analyse, tris, fuis
Au lieu de réellement vivre

Tu t’ennuies
Tu ne rêves que de voyage
Sans même connaître ce qui t’entoure…
Sans même te connaître

Tout ce qui est loin te semble plus familier
Te rassure
Te console
Te séduit… du moins, jusqu’à ce que tu y sois

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[Poème] Comme toi

Le soir, lorsque je tombe
Ils m’habitent
Ils me veulent

Les réflexions s’enclenchent
J’en tremble, j’en pleure
D’autres fois, c’est la haine qui me prend

Me pénètre
Me supplie
M’enivre

Je me défends
Construis des murs, des barrières
Contre mes envies, mes sens à l’envers

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Une éternelle nuit blanche rêve d'une belle de jour

Une centième nuit blanche à jouer le jeu d’une errance contre nature pour le salaire minimum d’un commis censitaire des besoins du profit. J’aimerais croire que cette manière de vivre se veut aussi humaine que marcher de jour, en même temps que le reste de la société, mais je m’interroge.

Je faiblis…

Mon sommeil a cessé de rêver, mes pas également. Plus les jours… pardon, plus les nuits passent, plus malgré la fatigue exubérante, je dors très mal lorsqu’il le faut et bien à n’importe quel autre moment. Plus nuits constatent mon éveil, plus elles s’immiscent dans mon cerveau, le rendant plus aigris, plus las, moins patient, comme si la fatigue mentale, de pair avec le corps, me boudait, tout simplement.

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Appoline Lebeau, fiche du personnage

Appoline Lebeau rêve de poils, de muscles, de virilité, de sueur et d’avoir un pénis entre les deux jambes. En attendant d’avoir assez d’argent pour la grande opération, elle s’habille en garçonnet et s’amuse à incarner un mixte sensuel entre un jeune homme fort mignon et une femme plantureuse, pour ne pas écrire dévergondée. C’est devenu sa marque de commerce, l’une de ses manières de gagner assez d’argent pour réaliser son rêve… sauf que la quête de frics lui est vite montée à la tête !

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"Heureux", par Mokoran

Tout va bien
Ce n’est rien
Vraiment rien

Je suis un gars heureux
Pas un peureux
Regarde comme je souris

Oui, maintenant ça va
J’ai guéri
Maintenant c’est ça
Plus un seul cri

Encore et encore les mêmes mots
Une succession de jours
De nuits
D’hypocrisie

Un robot poli, automatisé
Au fond d’un puits
Sans confiance, en fuite constante
Une ode aux petites journées

Une insulte à l’humanité

Mokoran

Dominic Fortin-Charland
17 février 2008, modifié en 2012

Aussi, en bonus, l’ancienne version du poème :

Tout va bien
Ce n’est rien
Vraiment rien
Juste du bien

Je suis heureux
Pas un peureux
Regarde je souris
À cette douce vie

Maintenant ça va
J’ai guéri
Maintenant c’est ça
Plus un seul cri

Je souris
Au fond d’un puits
Hypocritement
Mais sûrement