Extrait 5 de l’épisode 8 de D.U.A.M.

SOHA
Maman…

ALICIA
Oui chérie ?

SOHA
Quand est-ce que je vais aller à la « vraie école » ?

ALICIA
Quand ce ne sera plus dangereux de sortir de la maison…

SOHA
Pourquoi c’est dangereux ?

ALICIA
Parce que le gouvernement est en guerre.

SOHA
Contre qui ?

ALICIA
Contre lui-même ou contre le reste du monde… je ne sais plus, je t’avoue que j’ai perdu le fil ma puce !

Suzanna Zulrique, la directrice

Directrice depuis déjà quinze ans à l’école primaire des Trois-Saules, Suzanna Zulrique a trois règles de conduite lorsqu’elle reçoit un élève dans son bureau : éviter de rire ou de sourire ; ne jamais employer de ton familier ; analyser.

En fait, bien que plusieurs de ses collègues la trouvent tout simplement bête, la vérité est toute autre ! Elle analyse chaque parcelle de langages verbaux et non verbaux pour déterminer si l’élève ment. Le but de sa démarche demeure toujours le même : élaborer et imposer le verdict ou le compromis qui sera le plus bénéfique pour l’ensemble de son établissement.

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Aperçu brouillon du prologue de Supermoi vs le Maire !

Il était une fois un enfant comme vous et moi, incapable de s’endormir, inquiet pour le sort du monde, blotti contre son ours en peluche. Des tonnes d’images lui trottaient en tête : tous les jours de nouveaux drames, de nouvelles apocalypses annoncées à la télé… tous les jours de nouveaux cauchemars.

La troisième guerre mondiale, le nucléaire, la couche d’ozone, les abeilles tueuses, les théories de fin du monde de presque toutes les religions… et cet Edmond Dugranger qui lui taxait sans cesse son déjeuner.

En vérité, pas besoin d’écouter les nouvelles pour avoir peur !

Enrico Toupin, notre futur héros, la connaissait bien la violence : il allait à l’école. Ça peut paraître anodin écrit de cette façon, mais certaines écoles échappaient et échappent toujours à toutes lois avec leur cour extérieure transformée en terrain de luttes et leur armée de brutes incomprises en colère.

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Un léger aperçu du chapitre 1 de Supermoi !

Voici un petit extrait montrant en quelques phrases pourquoi Enrico Toupin (alias Supermoi à l’âge de huit ans) ne se sent pas nécessairement à l’aise à l’école, se posant un peu trop de questions philosophiques sur l’humain (et ses drôles de décisions)… Je précise qu’il s’agit d’un brouillon en phase alpha… il ne faut surtout pas hésiter à le commenter : c’est là pour ça !

Pour annoncer le début d’un autre de ces lundis matin pénibles, les cloches venaient de sonner à travers les murs beaucoup trop gris de l’école des Trois-Feuilles. Tout le monde, élèves comme professeurs, s’activait à présent dans un chaos sans nom, chacun prêt à toutes sortes de pirouettes ridicules seulement pour ne pas perdre la face en arrivant en retard à son cours.

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Une lettre d'Enrico à son grand-père

L’écriture du roman de Supermoi vs le Maire officiellement débuté depuis un moment, j’ai écrit hier l’une des lettres qu’envoie Enrico Toupin (alias Supermoi) à son grand-père, Dotovipe ! La voici la voilà en attendant la version bêta du préambule qui ne serait tarder !

🙂

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Trois fois

Trois fois.

Seulement trois.

Peut-être deux…

À part moi, qui se souvient du nombre exact de fois où il a pu bien se mouvoir dans la salle de bains, la lumière grassement allumée ? À part moi, qui restait toujours dans les ténèbres pour ne jamais se croiser dans un miroir ou pire, être vu ? Déjà que je devais endurer les néons de l’école et la lampe tamisée des soupers de famille… Je mangeais de plus en plus vite et j’ai rapidement abandonné l’école.

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Brouillon du plan poétique du chapitre 1 du roman de Supermoi !

Deux jours de congé,
À enfin dormir, rêver,
À apprendre la vie, l’amour,
À lire, rattrapant mon retard, incapable de suivre en classe.

Deux jours de congé trop vite consumés, trop vite brisés.

Une nouvelle semaine d’école.
Cinq autres jours d’enfer
À me dire que le monde pue la cruauté,
Que je devrais disparaître.

Qu’Enrico Toupin, huit ans, n’a pas sa place ici-bas,
Qu’il est « différent », humiliant,
Que les rires l’engloutiront,
L’assassineront.

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[Poème] P'tit gars

P’tit gars
Ta tête tourne, as-tu perdu le Nord ?
Chaque jour, t’es à terre
Pis tu préfères te taire

Tu m’inquiètes
Avec tes cernes pis ta valise toute faite
Ta mère pleure chaque soir
Comme si t’étais déjà mort

T’avais des rêves, des idéaux
T’avais un monde à sauver
Tu me faisais peur tellement t’était passionné, que t’étais vrai
À 13 ans, tu brillais déjà plus que moé

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Plan en cours pour le roman de Supermoi… écrit en poème ?

J’ai débuté le plan du roman de Supermoi vs le Maire, et tant qu’à y être, je l’écris d’une manière quelque peu poétique ! Pourquoi ? Pourquoi pas ! Écrire des poèmes a toujours été, pour moi, une excellente manière de réfléchir et de faire des synthèses !

Voici les premiers pas du plan en question :

Deux jours de congé,
À enfin dormir, rêver,
À apprendre la vie, l’amour,
À lire, à rattraper mon retard, incapable de suivre en classe.

Deux jours de congé trop vite consumés, trop vite brisés.

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L'épuisement sociétaire, version 2

En mal de la société, ridiculisés, fatigués, nous ne pouvons plus croire en ceux qui détiennent le mandat de nous protéger, ni en nous-mêmes. Pourtant, bien des gens se sont battus pour l’avenir, nos droits, notre liberté, au nom de la justice et du bon sens ! L’évolution nous a rendus aigris, mais dociles, politiquement correct quand ironiquement, la politique n’a plus rien de « correct » depuis longtemps.

À présent, au lieu de rester droits, fiers de nos valeurs, de notre intégrité, nous nous maudissons à coup de bonnes manières, de cachoteries, d’éphémères. Oui, certains braves au milieu des lobotomisés guerroyassent toujours, mais le gouvernement s’amuse à les taire au nom de ceux qui restent assis, vomissant que la majorité du peuple demeure en accord avec leur politique, leur corruption.

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