[Poème] Mais…

Au creux de tes bras
Je me vois humain
Pathétique
Mélancolique

Il s’en suit une musique
Celle d’un mythe que j’enterre
Fuyant ce nouvel ère
Cette cacophonie

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Un court message fort anodin sur la réécriture de poèmes

Comme vous l’avez sans doute remarqué (à moins de vivre dans un monde parallèle de pandas ninjas apothicaires ou de licornes lycanthropes), je publie beaucoup de poèmes ces temps-ci, essentiellement de nouvelles versions de poèmes datant de plusieurs années. En fait, je tâche d’avancer quotidienne le recueil en retravaillant une sélection d’écrits qui n’ont pas trop mal vieillis et qui s’accordent bien avec l’univers de Folio Mentol.

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Dami, narrateur du récit de Supermoi

Aujourd’hui, une petite réflexion sur la narration utilisée dans Supermoi vs le Maire !

Au début, je pensais écrire à la première personne avec Enrico Toupin (Supermoi) en guise de narrateur, mais j’ai vite changé d’idée pour me rapprocher davantage des particularités du conte… ou plutôt, de la fable.

En fait, la narration à la troisième personne, avec le point de vue interne de Dami Zan, me permettra de suivre les faits et pensées d’autres personnages tout en restant subjectif ; Dami étant un narrateur assez coloré aimant commenter et surprendre, prenant toujours le temps d’approfondir l’opinion et les raisons de tous les personnages impliqués.

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J'attends quelque chose

Il s’agit d’une improvisation sur le personnage de Denden écrite en vingt minutes avant d’aller dormir ! J’écrirai certainement une deuxième version, mais pour l’instant, voici le résultat brut !

J’attends quelque chose, des petites lumières bleues un tantinet stupides, un tantinet bruyantes ou juste un tantinet quelque chose. Moi aussi des fois j’aimerais avaler des sauces particulières, des mélodrames ou des statues de taule, mais il y a quelqu’un quelque part en train de mourir ou de déjà mort, pour ceux, celles et les autres que le temps intéresse. Qui a-t-il de plus difficile à suivre que le temps ?

J’aurais pu écrire des lumières rouges, vertes, ou jaunes (mais pas grises, j’aime pas le gris, ça pue), mais j’ai écrit bleues parce qu’elles étaient bleues. Faut dire que j’avais mes lunettes spéciales cette journée-là, celle que ma sœur m’avait offerte pour mon anniversaire d’enfant roi ! Des lunettes qui transformaient tout en bleu, absolument tout : le soleil, les cacas de chien sur le trottoir, les vergetures des petites madames presque toutes nues l’été, les cornets de crème glacée aux jujubes et l’éternelle misère dans notre joli quartier abandonné par un monsieur riche aveugle derrière son bureau.

Même le bleu je le transformais en bleu, j’étais le maître du monde !

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"La limace et le chat perdues entre deux mondes", par Denden

Un chat
Entre deux terres et une simple date
Abrite une limace
La protège

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"Une mouche", par Denden

J’hésitais, alors voici quatre versions du même poème…

🙂

Les mouches meurent
Écrasées par les hommes
Parce qu’elles sont petites
Dérangent leur univers cyclique

Denden

Les mouches meurent écrasées par les hommes
Parce que petites
Elles dérangent leur univers cyclique
Réclament leur parcelle de vie

Denden

Écrasées par les hommes
Les mouches meurent
Parce que petites
Elles dérangent leur univers cyclique

Denden

Les mouches meurent écrasées par les hommes
Parce que petites
Elles dérangent leur univers cyclique
Réclamant leur parcelle de vie

Ne serait-ce qu’une légère pause dans ce quotidien
Un instant
Une petite mort crue et mémorable entre nos mains
Une mouche vraie dans un rêve ivre d’humanité

Denden

Dominic Fortin-Charland
12 janvier 2009

"Le départ d'un chat", par Denden

Une gomme à effacer sans tête
Les mensonges d’un perroquet
Un chat sans identité
L’illusion d’une routine santée

Le perroquet comme porte-parole des supposés grands
Un chat dans une ruelle
La petite efface qui pleure les hommes
Une routine exportée, mondialisée

Le perroquet répète, répète, cause l’hécatombe
Une fin du monde lente, un peuple passif
L’argent
La vie s’achète, la vie se jette

Le départ soudain d’un chat
Un sac à dos rempli de rêves
De petites vérités et d’une gomme à effacer
Loin d’une routine sans identité

Denden

Dominic Fortin-Charland
16 mars 2012

"Mal", par Denden

Mort
Très fort
Mentor
Si tard

Trop tard
Marre de sang
Puissance
Ignorance

Il ment
Elle ment
En boucle
Tous et toutes

Une mouche
Passe
Trépasse
Voilà ce qu’il en coûte

Basse
L’équation
Il fut un gentil pion
Bouffé par les lions

Un guerrier, un compagnon
Gentil, détruit
Par leur bruit
Et ce qui s’en suit

Un cri
Fin d’une vie
Mal compris
Mal aimé

Mal

Denden

Nous aurions pu nous comprendre, Vigne…

Dominic Fortin-Charland
3 octobre 2007

Le bicycle est vert

Le bicycle est vert, il est l’hiver
Le monde à l’envers
Là-bas, le géant avale de travers
Excite les petits pervers

Le revers

Les saisons s’isolent, complotent
Les démons s’habillent et sortent
Elle ne m’aime plus, c’était voulu
Tout ce qui reste a été vendu

L’absolu du monde demeure vain
Quand de ce lien il n’y a plus rien
Mais d’un sourire de vent serein
Je… le bicycle refait son chemin

Il est vert et mort d’un rire épistolaire
Mais là n’est pas le sujet principal
Puisque le géant n’est pas si grand
À travers une vitre de mon sang

Denden

Dominic Fortin-Charland
12 octobre 2009