Extrait de l'ancienne série en lien avec "Croire"

AKU
Une fois que Nara sera morte, elle cessera de te détourner de ton chemin.

DAMI
Mon chemin…

AKU
Viens-tu enfin de comprendre ?

DAMI
Je suis… avec Nara justement parce que je ne voulais plus rien savoir de votre chemin de perfection, justement parce qu’elle a su m’écarter de vous, m’arrêter dans ma folie. Je suis avec elle parce qu’elle ne m’a pas pris au sérieux, parce qu’elle m’a vu comme un être humain plutôt que comme l’objet de la destinée. Je suis avec elle pour tant de raisons, tant de sentiments, mon chemin, C’EST AVEC ELLE QUE JE VAIS LE VIVRE, POUR NE JAMAIS OUBLIER QUE J’AI LE DROIT D’ÊTRE HUMAIN, QUE JE NE SUIS PAS UN HÉROS, NI UN MONSTRE, que… je suis juste… un homme.

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[Poème] Tant d'années ont passé

Je regarde derrière-moi
Souris

Toutes ces années
Ces milliers d’années
De doutes, de peurs
De folie

J’ai fait violence à la vie
Aux êtres qui m’étaient chers
À moi-même
J’ai vécu à l’envers de la vérité

À l’envers de moi

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Piétiné

Poème écrit dans la peau de Gusto, aujourd’hui, le 7 mai 2012.

Perdu
Incapable de faire partie de ce monde
Incapable de le quitter

La tête brisée par les années
Une douleur sourde, récurrente
Qu’une envie de dormir indomptée

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"À l'époque", par P. Marius

Sur le rebord de la fenêtre du sixième étage
Un homme ne cesse de dire « à l’époque »
À l’époque-ci
À l’époque-ça

Une nostalgie perdue en haute voltige
Une agression quelque part dans le vide
Quelques pieds qui marchent
Pour oublier qu’ils ne peuvent plus courir

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"Légèreté", par Dami

Elle m’apprend la vérité. Je comprends que je ne vivrai plus à travers elle, plus jamais. Je devrais pleurer, je devrais crier, mais non, je souris. Une légèreté soudaine me rend visite ; une légèreté proche de la folie, je suppose. Elle ne comprend pas, tente de me retenir, pleure et crie à ma place. Je ne suis plus rien, elle n’est plus rien, le monde n’existe plus, tout flotte à la dérive, sans but, en silence.

Je ne ressens plus leur amour, tout ne devient qu’euphorie, qu’incohérence, plus rien ne me semble utile et plus aucune culpabilité ne m’habite. La mort ne m’effraie plus, ni la vie. Je pourrais tout accomplir, tout détruire sans même le ressentir. Je souris, tout simplement, grâce à cette sorte de dérision, ayant atteint la limite de l’espoir. Croire ne m’effleure plus l’esprit, à présent, plus rien n’a d’importance.

Je décide de profiter de ce moment pour mourir, pour partir et en finir.

Elle tente de me retenir, elle ne me reconnait plus. Malgré leur douceur, mes mots ne l’ont jamais autant heurté. Je ne dis rien contre elle, je ne parle que de la vie en général, de cette farce d’y participer. Je mentionne ce vide, ces sentiments vains et oubliés, ces liens de passage et les autres qui blessent. Je me censure ici. À cet instant, mes mots transpirent l’enfer et l’acte suivra sous peu, prêt à tout pour rire.

Mes mots sont de plus en plus violents, de plus en plus fous.

Elle m’embrasse.

Je reviens sur terre, à moitié… elle m’a sauvé.

Un an plus tard, je souris de nouveau, presque de la même façon, prêt à te rencontrer, Folio Mentol.

Dami

Dominic Fortin-Charland
17 mai 2011

Mascarade

Mascarade
Une trame
Un cadre
Un miroir

Ce que d’autres appelleraient un drame
Je la nomme dame
Je lui fais la cour
Je lui dicte l’amour

Elle veut me préserver
De son manque de foi
De sa douce folie sucrée
De ce qu’elle croit vide

Tout ce que je veux
C’est vivre quelques fois
Ces moments de failles
De câlins et d’épices

Tu souriais
Me regardais
Je faisais de même
Jusqu’à ce que tu cherches plus grand, plus vrai

Nous deux t’inspire une mascarade
Moi j’y vois un peu de vie dans un monde d’utopies
Où les gens rêvent et oublient que je les aime
Où les gens ne comprennent rien à l’hiver

Mascarade
Une musique
Une limite
Un miroir

À cause d’une recherche de mieux
Un petit bonheur se suicide
Sans drame, sans grande pensée
Juste parce qu’elle a oublié d’aimer

Jules Yelle

Dominic Fortin-Charland
4 août 2010

Croire ceci, croire cela

Croire
Prémisse de la désillusion
Espace-temps surveillé par des mots qui s’envolent
Tyrannie qui écrase l’odeur des songes

Un étau qui enferme ce vaste monde
Le mien, le tien
Une loi qui nous dépouille du savoir
Jusqu’à ce que se taise nos lendemains

Regarder les étoiles
En oublier la lumière
Quelques cicatrices prisent dans le vent
Une main tenue bien bas

Ce choix
Une indiscrétion bien mal choisie
De croire et s’entêter, sans respirer
De vivre, sans jouer

Mais comment faire autrement ?
Les extrêmes se rencontrent
Se fermer, s’ouvrir
Le vide ou ce chemin aux milles soupirs

Je déteste le vide…

J’y croirai, sans pour autant en mourir
J’y croirai, sans étau, sans étoiles
J’y croirai un peu, un point c’est tout
La vie, j’accepte ce premier rendez-vous

Je porterai une chemise rayée et mes nouveaux souliers
Tu seras belle, mais compliquée

Dami

Dominic Fortin-Charland
5 août 2011

Pourtant

Le froid
Ils me parlent d’impossible
Rarement de possible
Entre eux, ils se croient

D’autres pierres lancées
D’autres allégeances stigmatisées
D’autres pions sans conviction
Venus détruire

Pourtant
Ils dansent quelques fois
Se contredisent
Y pensent, parfois

Mais même lorsque l’homme en mourra
Ils garderont leur fierté
Celle de servir le vide
À perpétuité

D’autres pierres lancées
D’autres possibles tués
Quelques miettes de rien
Qui affament au lieu de vivre

Si seulement ils savaient
Ce qui se cache derrière ce rêve
Plus vrai que leurs présomptions
Moins froid que la réalité

Dami Zan

Dominic Fortin-Charland
7 février 2012