[Court texte] Qu'est-ce que ça changerait ?

Qu’est-ce que ça changerait que je te dise que j’ai encore pleuré, que je pense encore à toi ? Oui, dis-moi l’ami, qu’est-ce que ça changerait que je te raconte à nouveau mon imbécile d’amour à l’aide d’une autre chanson improvisée ou d’un autre poème bien vulgaire et salace, comme tu les aimais ?

Prends-moi dans l’artère
Celui du coeur ou juste, par-derrière
J’suis coupable et tu dois me punir
Sauve-moi des femmes, bel ami, belle satire

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"Ton démon qui t'attend", par Folio Mentol

J’aime dormir. J’espère que les cauchemars ne cesseront jamais parce que chaque fois qu’ils atteignent leur paroxysme, tu apparais, souriante, belle, pour me calmer et m’embrasser. Chaque fois, tu prends soin de moi. Chaque fois, tu me sauves, tu apparais lorsque le cauchemar me dévore.

Chaque fois, je me réveille et tu n’es plus là.

Je retourne dans cette vie, sans toi, en attendant de pouvoir à nouveau dormir… encore et encore, jour après jour. Je te l’avoue, je deviens fou de t’attendre dans cette « vraie vie ». Je pense créer l’apocalypse juste parce qu’ainsi, tu me rejoindras comme dans ces cauchemars et tu m’embrasseras pour vrai. Tu me calmeras et nous sauverons le monde de ma propre impatience. Je t’aime mon ange, je t’aime…

Je t’aime peut-être un peu trop…

Ton démon qui t’attend,
Folio Mentol

Dominic Fortin-Charland
9 février 2012

"Légèreté", par Dami

Elle m’apprend la vérité. Je comprends que je ne vivrai plus à travers elle, plus jamais. Je devrais pleurer, je devrais crier, mais non, je souris. Une légèreté soudaine me rend visite ; une légèreté proche de la folie, je suppose. Elle ne comprend pas, tente de me retenir, pleure et crie à ma place. Je ne suis plus rien, elle n’est plus rien, le monde n’existe plus, tout flotte à la dérive, sans but, en silence.

Je ne ressens plus leur amour, tout ne devient qu’euphorie, qu’incohérence, plus rien ne me semble utile et plus aucune culpabilité ne m’habite. La mort ne m’effraie plus, ni la vie. Je pourrais tout accomplir, tout détruire sans même le ressentir. Je souris, tout simplement, grâce à cette sorte de dérision, ayant atteint la limite de l’espoir. Croire ne m’effleure plus l’esprit, à présent, plus rien n’a d’importance.

Je décide de profiter de ce moment pour mourir, pour partir et en finir.

Elle tente de me retenir, elle ne me reconnait plus. Malgré leur douceur, mes mots ne l’ont jamais autant heurté. Je ne dis rien contre elle, je ne parle que de la vie en général, de cette farce d’y participer. Je mentionne ce vide, ces sentiments vains et oubliés, ces liens de passage et les autres qui blessent. Je me censure ici. À cet instant, mes mots transpirent l’enfer et l’acte suivra sous peu, prêt à tout pour rire.

Mes mots sont de plus en plus violents, de plus en plus fous.

Elle m’embrasse.

Je reviens sur terre, à moitié… elle m’a sauvé.

Un an plus tard, je souris de nouveau, presque de la même façon, prêt à te rencontrer, Folio Mentol.

Dami

Dominic Fortin-Charland
17 mai 2011