Folio Mentol la première série, bonus #1 de l’épisode 3

Une petite scène enlevée (et pas vraiment retravaillée) :

Plusieurs années auparavant, dans la cour d’une école primaire, une fillette de 8 ans regarde les autres jouer au ballon aux prisonniers. Elle est sur sa balançoire et détourne bien vite le regard, ennuyée. Il s’agit bien entendu de Nara.

Des cris attirent son attention. L’une des équipes ne contient plus qu’un joueur sur le terrain, tous ses alliés ayant été éliminés. Le joueur esseulé se retrouve seul contre 10 autres filles et garçons, dont les meilleurs de la classe.

Le chef de l’équipe ennemi, Zook, prend possession du ballon.

ZOOK
Abandonne Dome, tu n’as plus aucune chance.

CAMILLE
De toute façon, tu ne sais pas attraper un ballon ! Abandonne, on a autre chose à faire !

DOME
J’ai un plan.

CAMILLE
Bon, il a un plan… Zook, achève-le !

ZOOK
Avec plaisir !

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Mais Dom, pourquoi as-tu été absent cet été ?

En résumé, en gros résumé, le site Web de Folio Mentol a premièrement explosé. Virus WordPress qui provenait d’un autre blogue moins à jour sur l’hébergeur. J’ai dû tout réinstaller (d’ailleurs, les sondages et les tableaux sont morts, je vais devoir les refaire).

Puis, mon ordinateur a explosé. Mon Macbook est officiellement mort. J’ai donc décidé d’acheter un nouvel ordinateur de montage, mais c’est rendu terriblement compliqué de s’y retrouver niveau technologie… Je me suis tanné, j’ai pris un autre portable pas très puissant et j’ai écrit deux romans.

J’aurais bien sûr pu faire autre chose sur ce portable, mais comme il n’était pas à moi et que je l’empruntais pour des périodes de temps parfois assez courtes, j’ai concentré mon temps sur l’écriture ! Cela a payé, j’ai rarement été aussi productif… Ce qui me fait dire que je m’ennuie de l’époque où j’avais deux ordinateurs : un très puissant dans une pièce commune pour les montages et un autre avec juste un logiciel d’écriture dans ma chambre.

Peut-être vais-je retenter l’expérience un jour…

😛

Roméo, Juliette et le dinosaure femelle, l’intégrale de la pièce de théâtre (le brouillon)

Roméo, Juliette et le dinosaure femelle
écrit par
Dominic Fortin-Charland

Une adaptation libre de
Roméo et Juliette de William Shakespeare

PROLOGUE

Le dinosaure entre seul sur scène et grogne comme s’il récitait le prologue, puis s’en va en gambadant.

Folio Mentol entre sur scène en trainant sa petite chaise en bois qu’il place au milieu, de dos. Il s’assoit dessus une bonne minute pour regarder tout le monde, les analysant, souriant quelque peu, malicieux.

FOLIO MENTOL. Je suppose que vous êtes venus voir Roméo et Juliette ? Ah ! Ah ! Ah ! (Il se lève et lance la chaise à l’autre bout de la scène, énervé, euphorique.) Je suppose qu’en plus, vous connaissez déjà la fin ! Mercutio, Tybalt, Pâris, Roméo, sa mère, Juliette, même l’apothicaire si on se fit aux bonnes mœurs… tout le monde meurt à cause de la haine des Montaigu et des Capulet ! TOUT LE MONDE MEURT ET C’EST CE QUE VOUS AIMEZ, N’EST-CE PAS ? Ah moins que ce soit l’histoire d’amour qui vous plait ? Bah, peu importe puisque j’ai prévu de complètement gâcher la pièce… et votre plaisir !

Un temps, Folio Mentol remarque que sa chaise a disparu et la cherche, hystérique.

FOLIO MENTOL. Où est-ce que j’ai encore mis cette idiote de chaise ?

Le dinosaure femelle lui amène sa chaise, qu’elle traine par la bouche.

FOLIO MENTOL. Merci.

Le dinosaure s’en va et Folio Mentol s’assoit à nouveau sur sa petite chaise de bois.

FOLIO MENTOL. Comme je disais, vous pensiez avoir l’infime honneur de voir la meilleure pièce de théâtre de tous les temps, j’ai nommé Roméo et Juliette ? Malheureusement, j’en ai décidé autrement ! PLAIGNEZ-VOUS MORTELS, ÇA NE CHANGERA RIEN ! (Il lance à nouveau sa chaise.) Vous pensez que vous méritez l’une des meilleures œuvres de l’art libre, de l’art qui appartient au peuple ? Vous qui passez votre temps à encourager les grosses mégalocompagnies qui achètent les droits de tout ce qui se fait et peut se faire ? Vous qui n’encouragez que les entreprises qui nous détruisent à coup de brevets déloyaux ! VOUS PENSEZ MÉRITER ROMÉO ET JULIETTE ? UNE OEUVRE QUI N’AURAIT PAS EXISTÉ SI ELLE N’ÉTAIT PAS LIBRE DEPUIS LE DÉBUT DES TEMPS !

Un temps, Folio Mentol reprend son souffle. Le dinosaure lui ramène sa chaise, il se rassoit dessus.

FOLIO MENTOL. Pardon, j’ai tendance à m’énerver, des fois. Au moins, crier me permet de vous garder attentif ? EN ? Vous vous sentez comme à la petite école avec un gars farfelu qui gesticule à l’avant en parlant d’un sujet qu’il est tout seul à comprendre ? Non, NE PARTEZ PAS, LA PIÈCE DÉBUTERA DANS UN INSTANT ! Sauf si vous êtes rabat-joie, si tel est le cas, je brûlerai le théâtre !

Il gratte une allumette et le dinosaure apporte un réservoir d’essence.

FOLIO MENTOL. Merci. Bref… Roméo et Juliette n’a pas été inventé par Shaskepeare. Il en a fait sa version, mais n’en fut pas le pionnier. Ce genre d’art libre était très important à l’époque, permettant à l’imaginaire de tout un chacun de s’épanouir et à la culture de prospérer sans peur de se faire poursuivre et pendre par des CAPITALISTES ! Vous n’êtes pas sans connaître Walt Disney, devenu célèbre en partie grâce à ses versions des contes des frères Grimm et Charles Perrault qui eux-mêmes s’inspiraient de contes d’autrui… Oui, non ? PEU IMPORTE, ÉCOUTEZ-MOI, VILS CONSOMMATEURS ABRUTIS PAR LA CULTURE DE MASSE ! Je disais… la compagnie Walt Disney, après la congélation de son cher patron, a réussi à modifier la loi du droit d’auteur en sa faveur, monnaie monnaie, pour que personne n’utilise l’univers de leur père spirituel… pourtant adepte de l’art libre. Ils ont même poursuivi, et, entre parenthèses ruiné la vie, d’une gardienne d’enfants qui avait peinturé Mickey sur un mur de sa garderie. Ça, ça ne nous empêchera pas de visionner les prochains films de Disney, OH QUE NON !

Le dinosaure femelle (enthousiaste). Ils sont si bons, surtout ceux de Pixar !

FOLIO MENTOL. – Je ne peux te contredire, mais…

Un temps, Folio Mentol dévisage les gens dans la salle.

FOLIO MENTOL. DINOSAURE, MA PANCARTE, y’en a qui commence à s’ennuyer ! JE ME DONNE CORPS ET ÂME ET ILS ME BAYENT DANS FACE ! VITE DINO, il me faut mon graphique !

Le dinosaure part et revient en trainant le cadavre d’un homme, ainsi que la pancarte.

FOLIO MENTOL. Euh…

Le dinosaure frappe dans le vendre du mort et rien ne se passe.

FOLIO MENTOL. Euh ?

LE DINOSAURE FEMELLE. Ben, y’est censé se lever et tenir la pancarte à ma place…

FOLIO MENTOL. N’est-ce pas un peu lâche ?

LE DINOSAURE FEMELLE. JE NE PEUX PAS LA TENIR AVEC MES PETITS BRAS !!!

Folio Mentol (en soupirant). C’est le cadavre de qui ?

LE DINOSAURE FEMELLE. De Roméo…

FOLIO MENTOL. T’as tué Roméo, LE Roméo ?

LE DINOSAURE FEMELLE. Juste croqué un tout petit peu…

FOLIO MENTOL. JUSTE CROQUÉ UN TOUT PETIT PEU ?

LE DINOSAURE FEMELLE. J’SUIS UN DINOSAURE !

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Supermoi vs le Maire : chapitre 2

Un autre événement encore plus terrifiant se préparait. En effet, dès son réveil, une seule pensée traversa l’esprit de Mariska, se débarrasser des exposés oraux obligatoires du ministère de l’Éducation.

L’idée de vite rentrer chez elle l’obsédait !

Elle se préparait déjà à attribuer des notes aléatoires juste pour s’éviter l’incommensurable calvaire d’écouter pour de vrai. Son cerveau explosait, saturé, l’institutrice rêvant de s’écraser devant la télévision pour oublier que l’homme de ses rêves l’a trompé avec la belle Julie Capucine.

Xavier Dimanche, comme elle pouvait le haïr, amoureusement, passionnément, à la folie.

La théorie de Mariska : il y a toujours une Julie plus belle que toutes les autres, prête à séduire pour augmenter les statistiques de femmes cocues. Les Julies, toutes des robots inventées par des anges misogynes cherchant à créer le paradis des hommes en se moquant que ça devienne l’enfer des femmes ! Ces Julies, toutes parfaites, coquettes, toujours prêtes à sourire à monsieur le monde !

Naturellement, c’était faux, chaque femme ayant ses propres charmes. Ceux de l’exotique Mariska était tout simplement étouffés par la mort de son estime personnelle. Comprenez-la, dans son jeune temps, elle baignait dans dix millions d’espoirs romantiques, autant envers son homme qu’envers la vie. Le métier de professeur, elle l’avait choisi par pur désir pédagogique, presque maternellement…

Le système l’a vite mise KO, lui enlevant tout rapport positif envers elle-même.

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Supermoi vs le Maire : chapitre 1

Les cloches sonnaient à travers les murs beaucoup trop gris de l’école des Trois Feuilles, celles-ci annonçant le début d’un autre de ces lundis matin fort pénibles. Tout le monde, élèves comme professeurs, s’activait dans un chaos sans nom, chacun prêt à toutes sortes de pirouettes ridicules et quelque peu humiliantes seulement pour ne pas perdre la face en arrivant en retard à son cours.

Tout le monde sauf Enrico Toupin.

Cet éternel rêveur n’avait même pas entendu les cloches ni même remarqué la course effrénée de tous ses semblables. Une seule chose l’importait : sourire à cette mignonne petite coccinelle sur son doigt.

La nature le fascinait : cette diversité, cette liberté et dans le cas du joli insecte aux poids rouges, cette possibilité de déployer ses ailes pour s’envoler dans le ciel azur, les cheveux défaits se ballottant au gré des vents, loin des bruits assourdissants de la ville, et de ce traumatisant smog urbain d’heure de pointe.

Pourquoi les humains, supposés si intelligents, utilisaient-ils encore de vulgaires voitures polluantes ?

Pourquoi les homo sapiens, supposément supérieurs à toutes autres espèces animales, passaient-ils plus de temps à détruire leur habitat naturel plutôt qu’à tenter d’y survivre ? Pourquoi agissaient-ils comme des bêtes, aboyant et se mordant pour des territoires, pour des biens qui ne devraient pas être possédés ?

Le vent, l’eau, la terre, pourquoi chercher à les faire disparaître, à les transformer en or ?

Pourquoi cherchaient-ils à les amoindrir, à les défaire de leur réelle valeur ?

À cet instant, cette coccinelle dans ses mains représentait un monde plus vrai que le sien, un monde où aucune valeur n’était tronquée pour satisfaire les lubies d’une horde de consommateurs sauvages.

Toute sa vie, cette magnifique coccinelle prendra le temps de vivre, d’aimer, pendant qu’autour d’elle, des milliards de zombies humanoïdes travailleront pour leur reine mère, un gros signe de dollar.

Il s’agissait là du genre d’injustices qu’Enrico ne comprenait pas vraiment et dont l’école ne parlait jamais. Voilà pourquoi celle-ci l’intéressait si peu et pourquoi le son des cloches l’indifférait autant.

Une chance pour lui (oui, je suis sarcastique), Edmond Dugranger passait par là. Aussi peu pressé que lui, il prit le temps de saisir la coccinelle pour l’écrabouiller sadiquement en refermant son poing.
– Les types comme toi n’ont pas le droit d’avoir d’ami, face de cheval pas de cou !

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Supermoi vs le Maire : prologue

Il était une fois un enfant comme vous et moi, incapable de s’endormir, inquiet pour le sort du monde, blotti contre son ours en peluche. Des tonnes d’images lui trottaient en tête : tous les jours de nouveaux drames, de nouvelles apocalypses annoncées à la télévision… tous les jours de nouveaux cauchemars.

La troisième guerre mondiale, le nucléaire, la couche d’ozone, les abeilles tueuses, les théories de fin du monde de presque toutes les religions et cet Edmond Dugranger qui lui taxait sans cesse son déjeuner.

En vérité, pas besoin d’écouter les nouvelles pour avoir peur !

Enrico Toupin connaissait bien la violence de sa petite planète : il allait à l’école. Cela peut paraître anodin écrit de cette façon, mais certaines écoles échappaient et échappent toujours à toutes lois avec leur cour extérieure transformée en terrain de luttes et leurs armées de brutes incomprises en colère.

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