De l'argile sans feu

Un harakiri entre deux songes
L’échec
Le regard des maîtres
Sur mon corps absent

L’expiation
D’une vie calculée jusqu’à ne plus exister
Une excitation
Bien vite oubliée

Tenter de bâtir à travers leurs yeux brisés
Voyageurs
Le règne de l’argile sans feu
De petites folies, de désirs égarés

Baser sa vie sur celles des autres
Des assassins
Mais, d’un murmure, les devancer
Saisir ce mot, cette « liberté » si souvent imaginée

Un harakiri entre deux songes
M’éteindre

Leur regard
Sur mon corps absent
Mes maîtres
En colère, en pleure

L’amère sensation d’avoir omis l’essentiel
D’avoir échoué
Mais cesser d’y penser
Puisque que mon visage sourit, libéré

Quand tout bas, mon âme crie, oublié

Mokoran

Dominic Fortin-Charland
Date inconnue, quelques modifications le 20 février 2012