L'enfer au bout des doigts

Je n’ai qu’à tendre la main pour saisir l’enfer
Je n’aurais qu’à basculer pour en faire mien

Ce mal de vivre
Ces cris sans cible
Ce besoin de lire quelques fables
De tuer le marchand de sable

Un geste anodin
Teinté de nostalgie
Un geste en vain
D’un rien sans merci

Non merci
Mon âme à nu
Sans loi
Préfère l’infini

Brandir la folie
La colère, l’hystérie
L’amour, l’humour
Mais jamais le vide

J’essaie
De ne plus tendre les mains vers l’inconnu
Renonçant au bon pour fuir le mauvais
Renonçant au mauvais pour fuir le bon

C’est ridicule, j’ai choisi le vide…
Changement de voie, changement de crime

Je retends les mains
Me revoilà humain
Merci
De rien

À demain

Sane

Dominic Fortin-Charland
1 juillet 2009