Nous, guerriers, guerrières

Nous, guerriers, guerrières, ensemble
Gravir l’impossible
Bâtir
Cesser de fuir

Sans croire aux contes de fées
Se battre
Pour la vérité, pour le temps compté
Pour ne jamais cesser d’exister

Quitter notre confort, notre or
Vêtir notre armure de métal
Se regarder peut-être pour la dernière fois
Se dire « je t’aime » et partir

Puis, ressentir notre vie
Notre essence
L’épée suivant le pouls de notre coeur
L’intensité de ne plus être dans l’erreur

D’être humain, entier, sans superficialité
Sans cette masse de vide non avoué
Sur cette planète fatiguée
Se battre contre l’aveuglement, l’isolement

Réveiller un peuple abruti
Par cet amas de gris, de rien
Dessiner quelques couleurs
Sauver chaque petite lueur

Animer leurs yeux éteints
Avec un art vivant, cohérent
Chacun son talent
Pour sortir le monde du néant

Nous, guerriers, guerrières, ensemble
Brandir le fond de nos âmes
Sauver ce monde en étant vrais, confiants
En cessant de crier aux loups

Enterrer le chaos ambiant
Avec une armée de mots
De vies liées
D’énergies soudées

Pour le meilleur et pour le pire
Marcher vers ce supposé enfer
Vers cette terre
Pour y trouver de la lumière

Réaliser l’impossible
Prévenir les fins du monde, une à la fois
Toi, moi, eux, nous, tous ensemble
Sourire, réfléchir, lire entre les lignes

Pour finalement…

Se réunir le soir autour d’un feu
Chanter et rire
Savoir que la voilà la vérité
Celle de la liberté, de l’amitié

Celle de notre utopie inavouée
D’un jour, ensemble, exister

Comi

Dominic Fortin-Charland
14 mai 2010