[Poème] Tu verras…

Oh monde complètement fou, applaudis-toi !
« Aie foi Folio Mentol, aie foi, tu verras… »
Ah ! Ah ! Ah !
Non.

« Tu verras… »
Dami Zan, tais-toi
Il n’est pas question de plaintes inutiles, de soupirs
Juste d’un seul de mes rires, d’un dernier encas

Toi, l’ange gardien, l’ami, le vaux rien
Zan… que dis-je, l’être zen, toujours zen
Toi qui parles en terme d’espoir, d’humanité
Lapidé à force de belles paroles, écartelé, lacéré

Je ne sais combien de roches pour t’empêcher d’aimer
Je ne sais combien de mains pour te taire
Tu disais que le capitalisme causerait notre perte
Ta tête fut vendue au plus offrant

Nara, ton éternelle Nara… ma fille
Sacrifiée au nom des dieux
Sur un hôtel aux formes de soleil, d’abondance
Silence cérémonieux contrasté de ses cris

Personne.
Personne…

Maze…
L’enfant qui n’en pouvait plus du goût des défécations
D’obéir
Le masque du pouvoir, d’un démon sans roi

Soha, lobotomisée par tous les vices terriens
Lionel et l’oubli,
Deirade, et cette lumière du jour tant rêvée embrasée par le diable
Moi…

Ah ! Ah ! Ah ! Moi…

Mais bon, malgré tout, je souris
Ce monde si attendrissant, accueillant
Sans souvenir, sans avenir
À moins que…

Oui, peut-être…

Non, je ne dirai rien
« Tu verras… »

Folio Mentol

Dominic Fortin-Charland
15 juillet 2013