Extrait brouillon numéro 13 de l’épisode 8 de la série du guerrier

Quelques temps auparavant, Blaike et Zan sont à la taverne en train de disputer une partie d’échecs.

Rabi les observe, ennuyé…

RABI
Je vous propose de faire la fête, avec plein de belles femmes juste pour vous, et vous restez là à regarder des petites pièces de bois que vous bougez une fois chaque quarante million d’années !

BLAIKE
Silence.

RABI
Des femmes, pensez-y, des tas de femmes ! Et autant d’hommes juste pour moi…

ZAN
(en bougeant son roi)
Je préfère m’abstenir, le temps n’est pas aux attachements.

BLAIKE
Zan, quand cesseras-tu de jouer aussi dangereusement ?

RABI
Et toi Blaike, QUAND PRENDRAS-TU DES RISQUES ? Je suis sûr que tu es vierge…

ZAN
Rabi, s’il te plait…

RABI
J’insiste, Blaike ne drague jamais et pourtant, il a un corps de dieu !

BLAIKE
Ainsi que l’obligation de porter une armure qui couvre totalement son visage.

RABI
Et ? Je suis sûr que ton pénis est énorme, ça compensera.

BLAIKE
Silence.

RABI
Oh… je t’ai fâché ?

BLAIKE
Non, je ne me fâche jamais, c’est juste que je ne m’intéresse pas aux femmes.

RABI
Oh oh, voilà un très bon point pour moi…

BLAIKE
Je n’en aime qu’une et je n’aimerai toujours qu’elle.

RABI
Ah… qui est l’heureuse élue ?

BLAIKE
La plus douce et pure de toutes les femmes… une femme beaucoup trop bien pour moi, fin de l’histoire.

RABI
Puis-je jouer les entremetteurs ?

BLAIKE
(en jouant)
Non.

ZAN
Laisse Rabi, il y a de ces amours qui demandent juste un peu de temps…

RABI
C’est chiant… je vais me chercher de l’hydromiel et deux trois dieux grecs à me mettre sous la dent.

Il s’en va, laissant le guerrier et le barbare terminer leur joute intellectuelle.

ZAN
Quoique, Rabi n’a pas tort, il faudra un jour ou l’autre que tu prennes plus de risques… Échec et mat !

BLAIKE
Je déteste ce jeu.

ZAN
Ah ! Ah ! Tu ne t’en rends pas compte, mais Nozanne est follement amoureuse de toi.

BLAIKE
Je n’ai jamais parlé de Nozanne.

ZAN
Tu aurais pu me mettre échec au septième tour si tu avais daigné bouger ton roi… pense-y, elle t’attend.