Leur amour, leur amitié

Comme si c’était vrai
Votre amour, votre amitié
Vivre l’intensité, savourer cette dite vérité
Cette foi en l’humanité

Malgré cette pluie de sang
D’évolutions, de désillusions
De tromperies, d’instabilités
Les aimer jusqu’au plus profond des enfers

Amoureux d’eux, de la vie, de la folie
Vivre sans eux, mourir pour eux
Le regard glacé, inconditionnel
Au milieu d’une masse d’éphémère

Rechercher mes frères, mes sœurs
Mes semblables, une lueur d’espoir
En vain
Rester seul à aimer, à crier, à étouffer

À s’étrangler

L’univers sans cesse en mouvement
Me répète que ma place n’est pas ici
Moi, éternel enfant aux sentiments figés
Qui ne fait qu’aimer, que trop aimer
Qui ne fait que rêver
À cette humanité, à ce feu qu’est l’éternité

Dans mon regard, une solitude sans fin
Un être brisé, affamé, détruit, assassiné
Entre les mains d’une ironique épopée
Mettre en péril l’humanité, la réveiller

Que reste-t-il dans mon âme de fou ?
Comme naïveté
Je souris, des héros se dressent pour m’arrêter
Je suis ce démon à fleur de peau et incompris

Insoumis

C’est votre dernière chance de découvrir la vérité
Votre amour, votre vérité
Le rideau doit se lever
Sinon le spectacle de la vie, je terminerai

Être seul et blessé jusqu’à en perdre l’esprit
Par amour, par amitié
Croyant en notre lien, comme si c’était vrai…
Espérer

Aimer, trop aimer, prisonnier des cendres du passé

Folio Mentol

Dominic Fortin-Charland
9 novembre 2010