Nana Bopha, la mère biologique d'Anna-Lou

Femme au charme exotique qui atteignit des niveaux divins de paroxysme, Nana Bopha aurait très bien pu devenir mannequin, actrice ou femme de premier ministre. Elle préféra tout de même suivre son rêve, celui de devenir éducatrice spécialisée pour les enfants en difficulté d’apprentissage. Elle se rendit jusqu’à la maitrise et fut maintes fois récompensée pour ses travaux. Jamais elle n’utilisa son intelligence plutôt que son corps, noble, droite, remplie de principes.

Nana Bopha devint rapidement l’une des meilleures de son domaine.

Voilà comment elle croisa la route de Franze Tekzameya. Celui-ci avait mandaté son chasseur de tête de lui dénicher la crème de la crème des professeurs privés pour l’éducation de ses futurs enfants. Son but : en faire des génies prêts à lui succéder au sein de sa société, Tekzameya et fils. Pour lui, le cerveau humain n’était qu’un ordinateur prêt à se faire formater.

Malgré leurs flagrantes différences idéologiques, lorsque Franze et Nana se virent, ce fut le coup de foudre ! Elle séduite par l’espoir de ses mots conquérants, lui par sa beauté ! Bref, le genre d’amour qui ne dure que quelques jours… ce qui n’empêcha pas Nana de tomber enceinte, au grand désespoir de Franze qui souhaitait secrètement se débarrasser d’elle.

Le riche homme d’affaires avait vite compris que cette Nana était du genre « politiquement correcte » et ça le dégoûtait. Une crainte germait en lui : cette « bonne personne » allait tôt ou tard expliquer à sa fille à quel point sa société défit les droits de l’Homme sur d’innombrables aspects. Ne pouvant risquer de perdre sa seule et unique relève, il contacta ses plus talentueux avocats (pas vraiment nets et loin d’être politiquement correct) et s’assura de garder sa fille que pour lui.

Franze gagna, sans pour autant réussir à totalement l’éloigner de sa petite Anna-Lou.

Nana savait se battre elle aussi : elle garda le droit de la voir et son nom de famille resterait lui aussi, Nana ne voulant pas que sa fille porte seulement le nom de cette famille de bandits en costume cravate, les Tekzameya (qui désiraient posséder le monde, contrôler le moindre de ses rouages, de ses ressources, et devenir les plus riches au détriment des autres).

Franze, fou de rage d’avoir « perdu », décida que « sa » Anna-Lou irait à l’école publique, dans l’une des pires pour qu’elle n’apprenne jamais à réfléchir mieux que lui et à cerner les nuances un peu trop maléfiques de son entreprise. Avec un peu de chance, cette école allait l’abrutir au point que jamais elle n’écouterait son idéologique de mère. Jamais sa fille ne deviendrait politiquement correcte, ce serait le comble, l’horreur ! Elle devait mépriser les autres tout autant que lui.

Ce fut le début de la guerre…

La meilleure pédagogue de l’univers contre le plus grand symbole de corruption du monde des affaires.

Quelques jours d’amour, des années de haine !