Suzanna Zulrique, la directrice

Directrice depuis déjà quinze ans à l’école primaire des Trois-Saules, Suzanna Zulrique a trois règles de conduite lorsqu’elle reçoit un élève dans son bureau : éviter de rire ou de sourire ; ne jamais employer de ton familier ; analyser.

En fait, bien que plusieurs de ses collègues la trouvent tout simplement bête, la vérité est toute autre ! Elle analyse chaque parcelle de langages verbaux et non verbaux pour déterminer si l’élève ment. Le but de sa démarche demeure toujours le même : élaborer et imposer le verdict ou le compromis qui sera le plus bénéfique pour l’ensemble de son établissement.

À première vue, cette discipline peut paraître noble et efficace, mais dans les faits, les choses se compliquent.

Elle gère « son » école comme s’il s’agissait d’une entreprise, comme si les enfants étaient des employés qu’elle peut renvoyer dès qu’ils « ne font plus l’affaire ». Elle est sans cesse angoissée par la note que reçoit annuellement chaque école et ne peut s’empêcher de prendre des décisions en conséquence ; même si cela lui cause quelques soucis moraux, parfois.

La performance avant tout !

Elle n’en est elle-même que l’instrument.

Pour Suzanna Zulrique, la négociation n’existe pas, seuls se tenir droit et juger de manière impartiale peut la mener à la note parfaite ! Or, malheureusement pour sa méthodique limitée, elle rencontrera Jacob le géant impulsif, Enrico Toupin le superhéros à l’esprit libre et l’infernal Edmond Dugranger. Suzanna n’aura que deux choix : dire adieu à la majorité de ses élèves ou grandir en même temps qu’eux pour devenir une directrice qui se soucie de l’humain au lieu des chiffres.