[Poème] L'habitude des gris égocentriques, version bêta

Des discussions lentes, balisées,
contrôlées par un être cher.
Un verre, de la boucane, des endroits gris,
dans une ville qui resplendit pourtant de vie.

Inutile de me le répéter,
je sais qu’il n’y a aucun mot à dire,
qu’à moins de déranger les moeurs, les habitudes,
il faut se contenter de suivre.

Laissez-moi tout de même rêver,
d’un chaos soudain, inimaginable !
Que les langues se délient toutes,
que d’un seul choc, la vie cesse de pourrir.

J’irai sur cette jolie plage, belle, nue,
sans cigarette, sans alcool,
sans préjugés, sans non-dits,
juste pour jouir un peu de moi-même.

Nara

Dominic Fortin-Charland
24 juillet 2012