[Poème] Mais…

Au creux de tes bras
Je me vois humain
Pathétique
Mélancolique

Il s’en suit une musique
Celle d’un mythe que j’enterre
Fuyant ce nouvel ère
Cette cacophonie

Une tête de mort
Des serpents aux crocs acides
Une mère qui crie
L’agonie d’un enfant roi

Au fond de moi
Quelque chose de tiède
De blafard
De misérable

De petit

Mais
Tant que tu apprécieras mon silence
Ma chair saura te dire « bon matin »
Te prêteras même un canard pour ton bain

Tu me sauras chère, oui… chère
À moins que tu daignes enfin partir
Je dois me lever tôt demain
J’ai un monde à sauver de moi

Denden

Dominic Fortin-Charland
16 décembre 2007, réécriture le 23 juillet 2012