Un court message fort anodin sur la réécriture de poèmes

Comme vous l’avez sans doute remarqué (à moins de vivre dans un monde parallèle de pandas ninjas apothicaires ou de licornes lycanthropes), je publie beaucoup de poèmes ces temps-ci, essentiellement de nouvelles versions de poèmes datant de plusieurs années. En fait, je tâche d’avancer quotidienne le recueil en retravaillant une sélection d’écrits qui n’ont pas trop mal vieillis et qui s’accordent bien avec l’univers de Folio Mentol.

Je pense d’ailleurs ajouter quelques anciennes versions à la voûte pour que vous puissiez vous amuser à les comparer ! Ainsi, vous pourrez découvrir à quel point changer à peine quelques mots leur donne souvent un sens bien différent ! J’aime bien cette manière de recycler mes premières années d’écriture, de prendre des moments de ma vie décrits en poésie et d’imaginer quel personnage aurait bien pu vivre quelque chose de semblable.

Ensuite, le plaisir d’adapter commence, ainsi que celui d’un regard neuf sur un moment passé !

Quoique, je précise que certains poèmes ont dès le départ été écrits dans la peau de personnages ! Dans ce cas, c’est le plaisir d’approfondir davantage les personnages qui prend le dessus, ainsi que celui de remarquer à quel point ils ont évolué ! C’est toujours enrichissant de replonger dans les débuts de l’élaboration des protagonistes clés de la série, plusieurs ayant été premièrement développés à travers des dessins, de courts dialogues ou des poèmes.

Que ce soit Denden…

J’étais tout jeune, tout faible
Comment aurais-je pu te défendre ?
Ma sœur bien-aimée
Je regrette encore de n’avoir pu

Ou Kane Seigni !

Je voudrais me lancer dans quelque chose de bien
Sortir du cercle vicieux de ma misérable vie
Sortir de la vie des gens qui me prennent pour un moins que rien
À ma façon, commencer à m’aimer

Ainsi que… Folio et Dami, bien sûr !

Dami :
Un jour, à force d’empathie, je sauverai tout ce que j’aurai pu comprendre
Je suis peut-être le pire des hommes, mais je refuse que d’autres souffrent
Folio, mon ami, je t’en prie, rejoins ma cause
Comme moi, oublie ta haine…

Folio :
Ta cause, mais de quelle cause parles-tu ?
Celle de vouloir tout oublier pour simplement aimer
Réveille-toi ! nous ne sommes pas dans un conte de fées
Tu essaies simplement de fuir la réalité

Dami :
Qui est le maître de la fuite ?
Celui qui aime ou celui qui veut tout détruire ?

Certes, relire et retravailler d’anciens textes, c’est replongé dans ses premiers pas un peu brutes, ses premiers clichés, ses premières maladresses… mais aussi ses premiers rêves, ses premiers moments d’extase jetés sur papiers ou sur l’écran… ses premiers mots criés pour sauver ce monde imaginaire, celui d’une folie bien réelle, celle de l’humanité.

Voilà, c’était mon petit mot improvisé du jour…

À demain !

Dominic Fortin-Charland