[Poème] Tes soupires

Fataliste
Tu dis que les jours se succèdent
Critique, analyse, tris, fuis
Au lieu de réellement vivre

Tu t’ennuies
Tu ne rêves que de voyage
Sans même connaître ce qui t’entoure…
Sans même te connaître

Tout ce qui est loin te semble plus familier
Te rassure
Te console
Te séduit… du moins, jusqu’à ce que tu y sois

Sans même coûter leur substance
Tu dis que les jours se succèdent, se ressemblent
Ta routine t’a enfermé
Dans un ennuyeux et stérile conte de fée

Fataliste
Tu m’ennuies
Tu m’épuises
Sors un peu de ta coquille

Signé Ruellia, « Pétunia Fleuri », en réponse aux soupires de sa petite soeur

Dominic Fortin-Charland
24 août 2011