Constance Toupin, la mère d'Enrico (Supermoi)

Lorsque Constance portait Enrico en son ventre, elle fit assailli d’innombrables cauchemars, angoissée à l’idée d’élever son fils dans un monde si enclin aux mensonges et à la cruauté. En fait, son enfance lui ayant laissé des souvenirs difficiles à oublier, comme à pardonner, elle se hanta longtemps en se demandant ce qu’elle ferait si jamais Enrico subissait le même sort qu’elle, s’il était rejeté…

Cependant, lorsqu’elle le tint pour la première fois dans ses bras, Constance comprit qu’au contraire d’elle, son fils ne serait jamais seule, qu’elle serait toujours là pour lui. Également, elle vit dans ses yeux tout le courage de l’univers ! Maintes fois elle dut lui expliquer les dangers de traverser la rue sans regarder et de grimper sur la bibliothèque ; son fils n’avait vraisemblablement peur de rien.

Chaque fois, elle fut là pour le rattraper, et ce, jusqu’à ce qu’elle doive l’envoyer à l’endroit qu’il l’avait détruit des années auparavant : l’école. Elle pensa bon nombre de fois lui donner des cours à la maison, mais ne voulant pas le surprotéger, d’un naturel optimiste malgré ses cauchemars, elle décida de le laisser se forger sa propre opinion. À la peur s’ajouta la fierté de le voir apprendre, grandir, s’épanouir…

Douce, dynamique, pourvue d’une imagination débordante, jamais à bout de nouvelles idées de jeux ou de solutions pour aider les gens de son entourage, Constance Toupin espère que chaque enfant du monde entier aura droit à une jeunesse heureuse, entourée de ce que la vie a de meilleur à offrir. Elle se dit parfois qu’elle est là pour ça, pour éviter à d’autres ce qu’elle-même a dû subir.

Grâce à cette pensée réconfortante, malgré quelques larmes qu’Enrico saura surprendre, elle resplendit de bonheur.