Appoline Lebeau, fiche du personnage

Appoline Lebeau rêve de poils, de muscles, de virilité, de sueur et d’avoir un pénis entre les deux jambes. En attendant d’avoir assez d’argent pour la grande opération, elle s’habille en garçonnet et s’amuse à incarner un mixte sensuel entre un jeune homme fort mignon et une femme plantureuse, pour ne pas écrire dévergondée. C’est devenu sa marque de commerce, l’une de ses manières de gagner assez d’argent pour réaliser son rêve… sauf que la quête de frics lui est vite montée à la tête !

Au début, le vol, la prostitution, la contrebande de drogues, tout ça lui était égal, elle se disait que c’était temporaire, que c’était juste un mauvais moment à passer, mais le cercle vicieux s’est enclenché. Il lui faut encore et toujours plus d’argent, IL LUI EN FAUT PLUS ET TOUT DE SUITE ! Sa façon de penser peut sembler simple en apparence : plus elle en possédera (je vais écrire il à partir de maintenant puisque Appoline ne se considère plus comme une femme depuis longtemps), plus il pourra pousser la transformation à son paroxysme… et plus il n’aura jamais besoin de travailler, ni d’étudier !

Un mauvais moment à passer pour vivre un petit paradis plus tard.

Sauf que cette obsession de l’argent lui a pourri l’esprit. Lebeau n’a pas confiance en lui, peut-être à force de ne pas vivre pleinement (voir pas du tout) ce qu’il est. Il n’a pas confiance qu’il peut étudier et travailler comme tout le monde (et vivre quelconque routine et stabilité dans le genre), il a l’impression de demeurer à des années-lumière de cette mentalité qui lui échappe et l’effraie. Lebeau préfère le théâtre, l’éphémère, incarner des personnages qui durent un instant puis disparaissent à tout jamais.

Sauf qu’à force de vouloir éviter le monde du capitalisme en fuyant les bases de la société, il en est devenu l’esclave. Oui, Appoline Lebeau gagne plus d’argent en un mois que des salariés à temps plein et au salaire minimum en un an, mais à quel prix ? Son esprit détruit par l’avarice… chaque jour, fermer les yeux sur son humanité et risquer sa vie, puis compter le nombre de billets et se dire qu’il n’y en a pas assez.

Tout ça pour l’avenir ?

Le garçonnet commence à comprendre qu’en continuant de vivre ainsi, il n’en aura pas d’avenir… ou du moins, il ne sera pas beau.

Jusqu’à quel point pouvons-nous fuir la vie pour réaliser un rêve ?