Un autre poème que personne ne lira justement parce qu'il s'agit d'un poème (brouillon, premier jet)

Je défaille
Une raison calculée qui s’effrite
Qui m’ennuie, qui m’effraie
On cherche à me méconnaître…

Tu me disais de me taire, de les laisser faire
Et j’aimais ça
« Souris ! »
Et ils seront les chats

Déjà trop de combats
Je ne sais ni me vendre ni m’aimer
Si ce n’est que moi, inutile de guerroyer
Inutile de vivre

Mais plus d’estime, plus rien…
Que quelques vides qui baisent en vain
Passent le temps
Rigolent… puis craquent

Un visage qui se décompose
Qui pourrit
Pas d’histoires de morts-vivants, juste celle d’un imbécile
Sans vérité, sans vie

Ah, masque adoré, dévoré…
Je déteste ces instants d’éternité où tu m’abandonnes.
À la face du monde, laisse-moi faire fie de moi-même
Laisse-moi aimer

Être comme eux…

Mille et une histoires d’enfants qui veulent faire partie du monde
Qui ne veulent plus manger de terre, finir en poussière
Juste un enfant qui perd son âme
À coup de tentatives d’être aimé

Puis qui se dit, à force d’échecs
Qu’il n’a peut-être qu’à rester discret
Qu’à disparaître un peu
Pour qu’on le remarque… un peu

Juste un peu…
Mais pas trop
Plus qu’un peu, on le déteste
On le détestera de toute façon

Reviens stupide masque adoré
Laisse-moi me dire que je suis heureux
Laisse-moi me faire croire que c’est ma vie
Laisse-moi juste y rêver

Une petite vie mieux que rien
Un bon samaritain
Une petite blonde
Des congés

Et le reste de la vie pour regretter

Désolé cicatrices, désolé cher combat, chers enfers
Je devais manger
Je ne pouvais pas constamment y penser
Je devais manger…

Regarde-moi
Même sans masques je me mets à leur ressembler
Je ne sais plus
Je ne sais juste plus

Un château de cartes essoufflé
Tombe l’humanité, ressuscite l’épouvantail
Un triste constat de vacuité

Derrière, qu’un enfant qui crie
Qui déchire la vie à pleines dents
Qui maudit l’injuste de grandir au sein d’une société de fous, de lâches
Qu’un enfant qui n’aurait jamais dû se taire

Dominic Fortin-Charland
20 juin 2013

Sans temps ni sens, poème écrit dans la peau de Maius

Déjà si longtemps
Trop longtemps
Depuis ton dernier sourire

Je cherche les mots
Un style, une allégorie, la moindre originalité pour lui rendre hommage
Mais c’est vain…

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Le monde comme terrain de jeu, et de sang

Guerriers de paix, guerriers de terreur, écoutez votre commandant
Astiquez vos bottes, grenades et toutes vos armes létales
Puis, suivez cet appel du lointain
Celui qui ne vous réclame absolument rien

Voguez armées, voguez, cette terre en guerre vous « protègerez »
Ses ressources, vous exploiterez
Ses forces, vous contrôlerez
Ses rébellions, vous sanctionnerez

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L'apocalypse des fourmis, cette ode à l'or des géants

Apocalypse sans valeur
Prédictions de malheur
Contredites de mille et une façons
Mais écoutées par d’innombrables vies gâchées

Une angoisse virtuelle
Le complexe de la fourmi dans une galaxie de folies des grandeurs

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Qu'un seul regard

telle une vilaine ruse effilochée
son essor candide me fend l’âme d’un coup de fouet
me traverse les testicules jusqu’à la moelle
m’oblige cruellement à ne voir plus qu’elle

pardonne-moi fruit interdit, je n’ai aucune manière
l’hiver me scie à la peau
le froid, la peur, ils ont inscrit en moi le vrai sens de la faim
je ne sais déjà plus vivre sans toi

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Sans héritage, version bêta

L’idéologie d’un peuple, sous les jupes du capitalisme, devient une quête de richesse personnelle qui ne peut qu’appauvrir davantage. En cherchant toujours plus d’argent, de sécurité, en signant autant de papiers, l’humanité s’est fait poignarder…

Vous voudrez un peu plus qu’à l’accoutumée
Que nécessaire
Ou, au nom de la loi
Vous serez contraint de bien obscures choses

Vous tenterez de vous y habituer
Pensant à votre retraire, à cette pause du système
Rêvant enfin de mille et une choses
De liberté… ou de vivre, tout simplement

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[Poème] Je te l'interdis !

Tais-toi, je te l’interdis !
Non, je ne me calmerai pas
Il n’y aura pas de compromis, ni de compréhension
Arrête de pleurer, tais-toi et obéis !

Pour qui te prends-tu ?
Un humain, l’un de ces visages masqués, éteints ?
Tu es l’homme que j’aime
Le pourfendeur de vide, l’homme que j’ai choisi 

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